L’accélérateur sud-africain spécialisé dans les technologies éducatives, Injini, lance un nouveau programme destiné à accompagner douze start-up d’Afrique australe. Prévu sur une durée de huit mois, le dispositif vise à soutenir des équipes travaillant sur des solutions éducatives reposant notamment sur l’intelligence artificielle (IA).
Injini affirme vouloir favoriser le développement d’outils numériques conçus pour répondre aux réalités des systèmes éducatifs de la région. L’accent sera notamment mis sur des solutions utilisant l’IA à des coûts accessibles et susceptibles d’être adaptées aux besoins des établissements scolaires, des enseignants et des élèves. Le programme surfe sur une dynamique de développement rapide des technologies d’intelligence artificielle dans le secteur de l’éducation. Ces outils sont progressivement utilisés pour proposer des contenus personnalisés, faciliter certaines tâches pédagogiques ou encore améliorer l’accès aux ressources éducatives. Leur adoption reste toutefois confrontée à plusieurs contraintes, notamment le coût des technologies, l’accès aux infrastructures numériques et la nécessité de tenir compte des spécificités locales.
Pour Injini, l’un des enjeux du programme consiste précisément à favoriser l’émergence de solutions développées à partir des réalités observées en Afrique australe. Les douze équipes sélectionnées bénéficieront d’un accompagnement pendant huit mois afin de faire progresser leurs projets et de travailler sur des applications concrètes de l’intelligence artificielle dans le domaine éducatif. L’objectif affiché est de dépasser une approche reposant uniquement sur l’introduction de nouvelles technologies. Les projets devront également prendre en compte les conditions dans lesquelles les outils seront utilisés, notamment dans les salles de classe. L’adaptation aux besoins des enseignants et des élèves constitue ainsi l’un des axes du programme.
Cette orientation répond à une problématique globale pour les acteurs de la EdTech sur le continent. Si l’IA offre de nouvelles possibilités dans l’éducation, les solutions importées ou conçues pour d’autres marchés ne correspondent pas nécessairement aux contraintes locales. La disponibilité des équipements, la connectivité, les ressources des établissements et les pratiques pédagogiques peuvent notamment varier fortement d’un pays à l’autre. À l’issue des huit mois d’accompagnement, cinq des douze projets seront retenus pour bénéficier d’un financement de démarrage. Cette enveloppe doit permettre aux équipes sélectionnées de poursuivre le développement de leurs solutions et de les expérimenter dans des conditions réelles.
Une partie de cette phase sera consacrée au test de l’impact des outils auprès des principaux utilisateurs, notamment les élèves et les enseignants. L’objectif sera ainsi d’évaluer leur pertinence et leur capacité à répondre aux besoins identifiés avant une éventuelle montée en puissance. Le dispositif associe donc accompagnement entrepreneurial, développement technologique et expérimentation sur le terrain. Pour les start-up participantes, il doit offrir un cadre destiné à transformer leurs concepts en solutions opérationnelles.
