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IDE | L'Afrique doit remonter la pente

Face à une concurrence internationale accrue et à un contexte mondial marqué par l’incertitude, le continent doit redoubler d’efforts pour renforcer son attractivité auprès des investisseurs étrangers.


Face à une concurrence internationale accrue et à un contexte mondial marqué par l’incertitude, le continent doit redoubler d’efforts pour renforcer son attractivité auprès des investisseurs étrangers. Cette urgence est mise en lumière par le dernier rapport de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED), qui révèle une chute spectaculaire de 38 % des investissements directs étrangers (IDE) en Afrique en 2025. Les flux sont ainsi passés de 96 milliards de dollars en 2024 à seulement 59 milliards, ramenant le continent à des niveaux d’avant-crise.


Derrière cette contraction globale se cache toutefois une réalité beaucoup plus nuancée. Loin d’un effondrement uniforme, les performances des pays africains dessinent une nouvelle cartographie des puissances économiques du continent, marquée par des trajectoires nationales fortement contrastées. Certains États parviennent à tirer leur épingle du jeu, tandis que d’autres subissent de plein fouet le désengagement des grands investisseurs internationaux. Dans ce contexte chahuté, l’Égypte s’affirme comme le principal pôle de résilience économique en Afrique. Sous la présidence d’Abdel Fattah al-Sissi, le pays a réussi à attirer 11 milliards de dollars d’IDE, conservant ainsi sa position de première destination des investissements étrangers sur le continent. Cette performance repose sur la confiance maintenue des investisseurs dans les grands projets d’infrastructures, mais aussi sur l’essor de secteurs technologiques émergents, soutenus par des réformes structurelles et une politique volontariste de modernisation économique.


À l’opposé, l’Afrique du Sud traverse une phase particulièrement délicate. Longtemps considérée comme l’un des moteurs économiques du continent, la nation arc-en-ciel affiche en 2025 un solde négatif de –6 milliards de dollars d’IDE. Cette situation préoccupante s’explique en grande partie par le désinvestissement massif du groupe minier Anglo American, qui s’est retiré à hauteur de 7,2 milliards de dollars de sa filiale Valterra Platinum. Ce retrait envoie un signal alarmant sur l’attractivité du secteur minier sud-africain et, plus largement, sur le climat des affaires du pays. La véritable surprise de l’année provient cependant du Mozambique. Le pays a enregistré une hausse spectaculaire de 80 % de ses IDE, atteignant 6 milliards de dollars. Cette envolée est directement liée à l’accélération des méga-projets de gaz naturel liquéfié (GNL), confirmant le rôle central des ressources énergétiques dans l’attractivité économique de l’Afrique. Elle illustre également l’intérêt persistant des investisseurs pour les projets à fort potentiel stratégique, malgré un environnement mondial incertain.


Enfin, l’Angola renoue avec une dynamique positive après neuf années consécutives de désinvestissements nets. Avec 3 milliards de dollars d’IDE enregistrés en 2025, la deuxième économie pétrolière d’Afrique subsaharienne envoie un signal encourageant de redressement. Cette reprise témoigne des effets progressifs des réformes économiques engagées et de la volonté du pays de diversifier son économie au-delà des hydrocarbures. Dans l’ensemble, la baisse des IDE en Afrique souligne l’urgence pour les États du continent de renforcer la stabilité macroéconomique, d’améliorer la gouvernance et de sécuriser les investissements. Plus que jamais, l’attractivité de l’Afrique dépendra de sa capacité à transformer ses atouts structurels en opportunités durables pour les investisseurs internationaux.


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