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BVMAC | L’Afrique centrale veut une bourse dynamique



La zone Cemac dispose aujourd’hui d’une bourse intégrée et communautaire, et une capitalisation sur toutes les lignes. Abbas Mahamat Tolli, Gouverneur de la Banque des États de l'Afrique centrale  (BEAC), n’est pas peu fier du parcours accompli et l’a fait savoir le 17 mars dernier lors d’une rencontre avec la presse. Occasion aussi pour lui de souligner l’importance pour la bourse de monter en dynamisme.

Pour rappel, c’était en octobre 2017 que les Chefs d’Etats de la sous-région ont décidé d’acter la fusion physique et institutionnelle de la Douala Stock Exchange (DSX) et de la Bourse des valeurs mobilières de l'Afrique centrale (BVMAC), qui interviendra finalement en juillet 2019. Cette phase concernait aussi la fusion de la Commission des Marchés Financiers du Cameroun (CMF) et de la Commission de Surveillance du Marché Financier de l'Afrique Centrale (Cosumaf) et des trois dépositaires centraux. 

Désormais, le principal défi est la dynamisation du marché financier, pour en faire un pôle de référence pour le financement des économies de la sous-région. Il y a trois ans, à Yaoundé, les membres du Comité ministériel de l’Union monétaire de l’Afrique centrale (Umac) avaient adopté le règlement relatif à l’introduction en bourse des participations des États et de leurs démembrements, dans les entreprises exerçant dans la Cemac. Un pas qualifié de décisif par les observateurs.

Ainsi, les États membres de la Cemac doivent procéder à la cession partielle ou totale en bourse de leurs participations dans le capital d’entreprises publiques, parapubliques, ou issues de partenariat public-privé, notamment dans le cadre de programme de privatisation. A ce jour, le Gabon, le Congo et la Guinée Equatoriale se sont déjà conformés à cette exigence règlementaire. Pour les autres pays, « les documents sont dans la phase de validation. Nous n’avons aucune raison de penser que cela va encore traîner », a-t-on expliqué.

Pour Louis Banga Ntolo, actuel patron de la BVMAC, les entreprises privées doivent manifester plus d’intérêt pour la bourse et cela commence par les incitations à elles accordées par les Etats. « Les Etats doivent mettre en place des incitations fiscales pour permettre à ce que le secteur privé puisse emboîter le pas à toute cette dynamique qui est en train d’être impulsée. Le chapitre incitation concerne tout ce qui est fiscalité pour les émetteurs, mais aussi pour les épargnants », a-t-il lancé.

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