D’après Huawei, qui se présente comme le leader mondial de la 5G, l’Afrique se trouve au cœur de sa stratégie de déploiement à l’échelle planétaire. Le géant chinois soutient avoir mis en place un dispositif à même de s’aligner sur les programmes nationaux sur le continent en matière de 5G. 

La stratégie de Huawei repose en fait sur un plan d’anticipation déjà en application, qui lui permettra d’être prête dès que les licences seront attribuées. « Nous pourrons démarrer rapidement les projets dès que nous recevrons le feu vert », a laissé entendre Catherine Chen, Vice-présidente principale et directrice du conseil d'administration de Huawei.

Pour le groupe chinois comme pour les autres opérateurs concurrents, le positionnement sur le marché vise en premier lieu les secteurs clés comme l’industrie. Le but étant de démontrer la portée et l’efficience réelle de cette technologie de cinquième génération.

La 5G poursuit progressivement son bonhomme de chemin depuis 2019, même si nombre d’analystes soutiennent qu'il faudrait attendre encore deux ou trois ans pour voir cette technologie prendre sa place. En Afrique, cette technologie a fait ses débuts l’année dernière notamment en Afrique du Sud. D’autres pays comme la Côte d'Ivoire, la RDC ou encore le Maroc semblent aussi vouloir aller vite. 

Dans ce cadre, et notamment pour convaincre les pays encore réticents, Huawei joue la carte de la souplesse en soutenant que ce sont aux pays africains de définir le type de technologie qu'ils envisagent développer dans les contextes actuels et futurs.  Catherine Chen qui estime qu’aussi bien pour la 5G que la 4G ou le power band, différentes options sont sur la table mais la décision revient à chaque pays selon ses besoins, notamment en matière d’infrastructures et d’expertises.