La capitale française accueillera ce vendre di 12 novembre une conférence de haut niveau sur la Libye, à laquelle assisteront les dirigeants d'une vingtaine d'États, dont la vice-présidente des États-Unis Kamala Harris, la chancelière allemande Angela Merkel, le Premier ministre italien Mario Draghi et le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres. Pour le continent africain, le président congolais, et président du comité de haut niveau de l’Union Africaine sur la Libye, sera présent.

Cette rencontre de Paris portera surtout sur les élections présidentielles libyennes, prévues le 24 décembre, et les élections législatives, deux mois plus tard. Des élections nationales sont absolument nécessaires pour permettre à la Libye de sortir de sa violente transition, après le soulèvement de 2011 qui a mis fin à 42 ans de règne de Mouammar Kadhafi. « Mais la situation des droits humains dans le pays reste précaire et des élections libres et équitables ne seront guère possibles sans un État de droit », a noté Human Rights Watch (HRW). 

Selon toujours HRW, les dirigeants du sommet devraient s’interroger si les autorités libyennes peuvent garantir des élections sans coercition, discrimination et intimidation des électeurs, des candidats et des partis politiques. Les règles électorales risquant d’exclure arbitrairement des électeurs ou des candidats potentiels.

Existe-t-il un plan de sécurité solide pour les bureaux de vote ? Le système judiciaire est-il en mesure de traiter rapidement et équitablement les litiges liés aux élections ? Les organisateurs des élections peuvent-ils garantir que des observateurs indépendants auront accès aux bureaux de vote, même dans les zones reculées ? La Haute Commission électorale nationale a-t-elle organisé un audit externe indépendant du registre des électeurs ? Ce sont les autres questions posées par HRW.

Les autorités libyennes sont en outre appelées à s'engager clairement à établir les responsabilités des combattants libyens et étrangers qui ont commis des crimes graves au cours du récent conflit armé libyen. On sait par ailleurs que la vice-présidente des Etats-Unis a promis d’aborder durant cette conférence la situation des migrants, des demandeurs d’asile et des réfugiés en Libye.