C’est le 8 novembre dernier qu’est devenu effectif l’application du règlement communautaire relatif à l’itinérance sur les réseaux mobiles de communications électroniques ouverts au public en zone Cemac (Communauté économique d’Afrique centrale). Ainsi, les opérateurs de téléphonie mobiles ont 30 jours pour mettre fin aux frais de roaming

Le processus de signature des protocoles d’accords bilatéraux portant sur l’effectivité de la suppression des frais de roaming dans la sous-région a pu en effet être accéléré. Pour rappel, lors de la 13ème session ordinaire de la Conférence des Chefs d’État de la Cemac, instruction a été donnée afin que la transformation structurelle de l’économie de la zone par la création d’un espace unique de téléphonie (One single network) soit actée dans les meilleurs délais. 

Les travaux dans ce sens ont été placés sous la présidence de Minette Libom li Likeng, la ministre des Postes et des Télécommunications du Cameroun, ont vu la contribution active de Daniel Ona Ondo, le président de la Commission de la Cemac. Les autres participants sont les représentants de l’Union internationale des télécommunications pour l’Afrique centrale et Madagascar (UIT), l’Officier en charge du Bureau sous-régional de la CEA (BSR/AC), les experts des agences de régulation des télécommunications de la Cemac, ainsi que ceux de l’Assemblée des régulateurs des télécommunications de l’Afrique centrale (Artac), associés à Smart-Africa, partenaire technique du projet. 

Le coût des services d’itinérance entre les pays de la zone Cemac a toujours été taxé de contre-productif et aurait contribué significativement à ralentir l’intégration sous-régionale. « Il pèse d’un poids sournois et insoupçonné sur les ressorts du marché commun», a indiqué Daniel Ona Ondo, lors des échanges portant sur le coût élevé du roaming entre les 6 pays d’Afrique centrale.

Une point de vue partagé par les experts qui n’ont de cesse de dénoncer une contradiction entre l’application du Règlement communautaire de la Cemac par une hausse des tarifs d’appels et la volonté des Chefs d’État d’appliquer le roaming à moindre coût dans la sous-région.