« Je suis rentrée au Cameroun pour me réinstaller il y a un an et j’avais toujours au fond de moi ce doux rêve de mettre la technologie au service de nos marchés financiers naissants », a-t-elle confié dernièrement juste après avoir réussi un tour de table de 2 millions USD au profit de sa Fintech baptisée Ejara.

Avec son équipe, cette diplômée de la London Business School et de HEC Paris a travaillé dur pour mettre en orbite Ejara, une plateforme technologique basée sur la Blockchain qui, selon elle, permet à tout un chacun d’avoir un portefeuille numérique dont il est le seul détenteur et d’y stocker ses Bitcoin, Ethereum… et autres actifs digitaux de manière totalement décentralisées. 

Celle qui a aussi cofondé Tezos West Africa (TWA) soutient que la société n’a jamais la mainmise sur ce que les clients possèdent. « Nous avons beaucoup de clients qui s’approvisionnent sur des plateformes comme Binance et utilisent notre portefeuille sur lequel ils ont leur clé privée ce qui est très important parce qu’ils ne sont jamais soumis à un risque structurel de Ejara. 

Rappelons que Nelly Chatue Diop a pu mener avec succès une levée de fonds pour Ejara, en octobre dernier, en misant sur CoinShares Ventures et Anthemis Group. Pour elle, il a fallu approcher des fonds très spécifiques « qui pouvaient nous accompagner au-delà de l’aspect financier ». Et d’ajouter qu’à travers cette opération, « nous avons mis autour de nous des partenaires stratégiques qui ont la connaissance, l’expertise que ce soit pour accompagner le grand public ou les institutions dans la sécurisation et la tokenisation (inscription d’un actif) des actifs financiers sur la blockchain.

A très court terme,  Nelly Chatue Diop veut obtenir les licences et agréments nécessaires pour opérer de manière saine pour être identifié comme un acteur sérieux. L’objectif reste le même : opérer sur le marché d’Afrique francophone afin d’accélérer l’inclusion financière, le financement des Etats et des entreprises.