Après avoir mis un terme à ses activités au Cameroun au milieu des années 1990, l’Agence des États-Unis pour le développement international (Usaid) a rouvert son bureau de Yaoundé l’année dernière avec, à la clé, une dotation de 64, 2 milliards de FCFA (114 millions de dollars). Depuis cette reprise, l’organisme américain se focalise sur l’assistance humanitaire et la gouvernance.

L’organisation gouvernementale américaine prend comme entre autre exemple la lutte contre le paludisme pour illustrer la vigueur de son retour au Cameroun. Selon son rapport, l’administration du traitement préventif mensuel dans les régions du Nord et de l’Extrême-Nord a touché 1,9 million d’enfants de moins de 5 ans pendant la saison de transmission maximale. 

On sait par ailleurs que 1,4 million de réfugiés, déplacés internes et membres des communautés d’accueil ont bénéficié de son assistance. L’Agence a alloué 9,5 milliards de FCFA (16,8 millions de dollars) au pays pour muscler davantage la réponse nationale à la pandémie du Covid-19. Pour le volet gouvernance, l’Usaid évalue à près de 2,5 millions de personnes les auditeurs de la région de l’Extrême-Nord qui ont été sensibilisés à travers 16 radios partenaires sur la promotion de la paix, la tolérance, la bonne gouvernance et les droits de l’homme. 

Avant d’accorder un intérêt majeur à l’humanitaire et la gouvernance, l’Usaid se focalisait sur l’aide au développement au Cameroun. Jusqu’au début des années 80, elle a contribué au financement de la construction de Kumba-Mamfe (150 km) dans la région du Sud-Ouest et le transcamerounais, la ligne de chemin de fer qui connecte les villes de Belabo à Ngaoundéré (374 km) et Douala à Yaoundé (307 km). 

Elle a aussi activement servi de catalyseur dans les secteurs de la santé et de l’éducation, avec l’appui à la construction du Centre hospitalier universitaire de Yaoundé (CHU), du Centre Universitaire de Dschang (actuelle Université de Dschang), et l’Institut de recherche agricole pour le développement (IRAD) à Yaoundé (ancienne Ecole nationale supérieure d’agriculture).