Une réunion de quatre jours de l’APSS (Africa Private Sector Summit) s’est tenue la semaine passée à Accra, au Ghana. La Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf, AfCFTA en anglais) a été au centre des échanges. Lors de la conférence de presse pour clore l’événement, il a été soutenu que Zlecaf ne réussira que si les Commissions économiques régionales (CER) jouent un rôle de premier plan. 





La réunion avait pour thème : « Réveiller les géants endormis de l'Afrique dans la mise en œuvre des CER et de la ZLECAf – Tirer parti des opportunités stratégiques pour le redressement de l'Afrique ». Il s'agissait, selon les organisateurs, de fournir une plateforme d’’échange panafricaine de haut niveau aux grands acteurs de l'industrie, aux décideurs politiques, au secteur public et aux entrepreneurs.

Judson Wendell Addy, président de l’APSS, a également déclaré à l’occasion de la rencontre avec les journalistes qu'il était important que le Secrétariat de la ZLECAf mette en œuvre avec succès les protocoles signés par les chefs d'État aux niveaux régional et continental. Et lui d’ajouter que si le continent voulait vraiment réussir l’intégration commerciale du continent, alors la communauté des affaires doit avoir un environnement engageant. 

M. Addy a soutenu par ailleurs que la question de la monnaie commune devrait désormais passer d'un jeu politique de niveau national et régional à une dimension continentale. « Nous ne pouvons pas continuer à fonctionner comme nous l'avons fait au fil des ans et nous attendre à des résultats différents », a-t-il lancé.

Clement Osei-Amoako, président de la Chambre nationale de commerce et d'industrie du Ghana, a expliqué, pour sa part, que tant que les Africains ne se seraient pas réunis, « nous ne pourrons pas arriver à la destination de la transformation de la facilitation des échanges sur le continent ». Il a également rappelé que les ressources importantes dont dispose l’Afrique constituent un formidable outil de transformation du continent.

La réunion a en outre été une occasion de rappeler que la Zlecaf devrait aboutir à l’industrialisation de l’Afrique et que chaque pays du continent devrait identifier ses contributions à la réalisation des objectifs fixés. A noter que la rencontre de l’APSS a aussi décidé de la mise en place d’une équipe de suivi qui se penchera notamment sur la résolution des problèmes clés identifiés.