La Chine considère que les sanctions imposées contre le Zimbabwe constituent une violation du droit international et des droits de l'homme. C’est à travers un message sur le compte Twitter de son ambassade à Harare que Pékin a réitéré sa position à l'occasion du troisième anniversaire de la « Journée des sanctions anti-Zimbabwe » initiée par la Sadc.

La journée a été célébrée sous le thème; « Ami de tous, ennemi de tous : aller de l'avant et améliorer l'innovation et la productivité face à l'adversité des sanctions » après que le Sommet des chefs d'État et de gouvernement de la Communauté de développement de l’Afrique australe (Sadc) a adopté une résolution déclarant le 25 octobre comme journée de solidarité avec le Zimbabwe dans « la lutte contre les sanctions » qui ont sérieusement impacté l’économie du pays.

Considéré comme l’un des pays les plus pauvres d’Afrique, le Zimbabwe est englué dans une crise économique depuis plusieurs années. Une situation aggravée par les sanctions américaines et européennes qui compliquent, selon les autorités du pays, ses plans de reprise économique.

La position de la Chine s’arrime à celle de la Sadc qui a demandé la levée immédiate des sanctions contre le Zimbabwe. L’organisation régionale qui se dit inquiète pour le pays, et désapprouve les mesures d’austérité qui lui sont imposées. Selon la Sadc, le maintien de ces sanctions empêche le pays de se relancer économiquement et d’envisager une croissance durable.

« En tant que région, nous restons convaincus que les sanctions imposées au Zimbabwe, qu'elles soient ciblées ou restrictives, constituent une contrainte et une entrave fondamentales aux perspectives de redressement économique, de sécurité humaine et de croissance durable du pays », peut-on lire dans le communiqué.