La quatrième édition du Forum pour la résilience en Afrique s’est ouverte mardi à un moment où les communautés les plus vulnérables du continent sont confrontées au triple défi posé par la pandémie, les conflits et le changement climatique. Le Forum a aussi été l’occasion de rappeler l’importance de multiplier les investissements pour rendre plus solide l’économie.

Les dernières journées du Forum ont été centrées sur les actions relatives aux investissements dans les domaines impliquant les femmes, l’emploi des jeunes, la réduction de la fracture numérique et la stimulation des activités manufacturières dans les pays en transition. Cette année, le Forum a aussi servi de plateforme pour la familiarisation avec la nouvelle stratégie de la Banque africaine de développement en matière de lutte contre la fragilité et de renforcement de la résilience en Afrique pour la période 2022-2026

Quelque 39 millions d’Africains pourraient basculer dans l’extrême pauvreté en 2021, en raison de la crise sanitaire. Parallèlement, les pays du continent doivent faire face à des coûts fiscaux plus élevés, ce qui réduit les capacités pour les investissements cruciaux nécessaires à la réalisation d’ambitions telles que les Objectifs de développement durable des Nations unies.

Le Forum pour la résilience en Afrique est un événement phare de la Banque africaine de développement qui réunit des parties prenantes clés issues des gouvernements, de la société civile, du secteur privé et des partenariats internationaux : leurs représentants réfléchissent aux initiatives afférentes à la prévention des conflits, la paix et le renforcement des États.

Le ministre de l’Économie, de la Planification et de la Coopération du Sénégal, Amadou Hott, a présenté plusieurs réussites de son pays. Il a indiqué que le Sénégal avait adopté un cadre juridique prévoyant des partenariats public-privé souples et sûrs. Selon lui, la crise nous rappelle la nécessité de réagencer les priorités et d’établir un développement plus endogène. 

Le président de la Banque africaine de développement, Akinwumi A Adesina, a mis en évidence les travaux entrepris, notamment les projets verts majeurs, dont le programme d’énergie solaire « Desert to Power », doté de 20 milliards de dollars, qui fournira de l’énergie propre à 250 millions de personnes dans onze pays du Sahel. Le président Adesina qui a aussi souligné que la BAD travaillerait pour, entre autres, protéger les investissements.