La 27e édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou  (Fespaco) a débuté ce samedi par la traditionnelle cérémonie d’ouverture. L’événement s’étalera sur huit jours et, en dépit de la crise sanitaire, va donner un gros coup projecteur sur le cinéma africain. 

Alex Moussa Sawadogo, le nouveau directeur général du festival, reconnait qu’il n’a pas été facile de mettre sur pied cette édition. Mais il promet une tribune à même d’offrir un maximum de visibilité aux acteurs du cinéma du continent. Il y aura ainsi les sections ‘’Perspectives’’ pour mettre en avant la nouvelle génération de producteurs, ‘’Panorama’’ pour les films de qualité n’ayant pas été sélectionnés pour la compétition officielle, ‘’Fespaco Classics’’ pour les rétrospectives et ‘’Fespaco Sukabè’’ pour les productions qui braquent leurs caméras vers les enfants.

C’est le président burkinabé  Roch Christian Kaboré qui a parrainé ce samedi la cérémonie d’ouverture du festival panafricain, accompagné de la première dame, ainsi que des ministres burkinabé et sénégalais de la Culture. A noter que cette 27ème édition du Fespaco a choisi pour thème ‘’Cinémas d’Afrique et de la diaspora : nouveaux regards, nouveaux défis’’.

En plus des défis pour réunir les conditions sanitaires de haut niveau, le festival a aussi accordé une importance particulière au challenge sécuritaire dans un contexte marqué par la montée des violences extrémistes dans la région sahélienne. 

Mais le Fespaco 2021 sera surtout et incontestablement marquée par le nombre et la diversité des créations présentées : 239 films produits par une cinquantaine de réalisateurs de nationalités différentes. Parmi ces productions sélectionnées par un comité de huit hommes et femmes, 17 sont en course pour l’Etalon de Yennega, prestigieux trophée qui sera remis par un jury officiel de sept personnes, présidé par le Mauritanien Abderrahmane Sissako.