Dans le cadre du processus de la mise en œuvre effective du budget programme à l’horizon 2023, le gouvernement centrafricain, avec l’appui de l’Union européenne, a organisé ce mercredi 20 octobre un séminaire sur la capitalisation sur des expériences de passage au budget programme. Bangui veut notamment s’inspirer des pionniers comme le Togo et le Burkina Faso.

Ont pris part à ces travaux, les ministres des finances et du budget et des différentes entités relevant des ministères sectoriels.  Dans ses propos à l’ouverture de l’atelier, le ministre Hervé Ndoba, chargé des finances et du budget, a exhorté les participants à tirer meilleur parti des paris réussis, en capitalisant de la sorte sur les expériences acquises par les pays africains subsahariens, pionniers dans ce domaine, à l’instar du Togo et du Burkina Faso. 

D’après le numéro un du département des finances et du budget, les travaux de ce séminaire ont été une occasion permettant de mesurer l’efficacité et l’efficience du budget programme, ayant pour but ultime, l’atteinte des résultats au profit des services publics. Pour le représentant de l’ambassadeur de l’Union Européenne en Centrafrique, « la réforme basée sur le budget programme est très importante, dans la mesure où elle vise des résultats palpables ». 

Le séminaire a aussi permis d’évoquer les cas de certains facteurs susceptibles de gêner plus ou moins la marche de ce train de réforme au sein des administrations centrafricaines. De mémoire de Centrafricain, depuis l’accession du pays à la souveraineté internationale en 1960, les budgets successifs de l’Etat étaient des budgets de moyens, basés exclusivement sur la consommation moins productive, ne tenant pas compte des résultats, d’où la quasi absence d’investissent dans les projets structurants capables de générer des retours. 

A savoir que la loi organique relative aux lois de finances du 13 juillet 2018 prévoit la budgétisation par programme qui s’inscrit dans les directives CEMAC internalisées dans l’ordonnancement juridique centrafricain. « Nous osons espérer que les participants ont pu s’approprier les expériences de ces pays africains cités en modèles pour la soft implémentation du budget programme qui se veut avantageux pour les services de l’Etat et de la nation tout entière », a aussi déclaré Hervé Ndoba.