Le conseil des ministres qui s’est tenu à Lomé le 2 septembre dernier a examiné et adopté le projet de décret portant création, attributions, organisation et fonctionnement de l’Agence Togo Digital (ATD). Selon la présidence de la République, l’adoption du projet de décret permettra de mettre en place cette structure dédiée à la coordination et à l’exécution des projets digitaux du gouvernement. 

Pour rappel, 75% des projets de la feuille de route gouvernementale togolaise s’appuient sur la digitalisation des processus et des services. Cette agence aura ainsi pour vocation d’appuyer la mise en œuvre des projets digitaux, de s’assurer de leur cohérence et de contribuer à l’efficacité dans l’utilisation des moyens de l’Etat. A cet effet, elle accompagnera les ministères et administrations dans la dématérialisation de leurs services.

Le Togo veut ainsi accélérer en matière de gouvernance numérique. Déjà au mois de mars dernier, l’Exécutif a adopté un décret portant sur la numérisation des moyens de paiement dans l'administration publique. Objectif annoncé acter l’introduction des moyens de paiement à distance, à travers les réseaux de communication, notamment le paiement en ligne, le paiement mobile et le paiement par carte bancaire parmi ceux admis par l'administration publique.

Selon le communiqué publié, l’Etat veut promouvoir l'utilisation de moyens numériques de paiement, notamment dans les transactions financières de l'Etat « afin d'améliorer de façon significative et rapide la bancarisation et l'inclusion financière, ainsi que la lutte contre la corruption, le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme. Les autorités togolaises ont aussi souligné que le dispositif garantirait la protection des données à caractère personnel, conformément à la réglementation nationale.

Les mesures prises ces derniers mois ne manqueront pas également de satisfaire la Banque mondiale qui soutient que l’adoption et l’usage des technologies numériques au Togo amélioreraient l’efficience et la qualité des services publics, et renforcerait la transparence et la responsabilité. L’institution de Bretton Woods qui a rapporté par ailleurs que le taux de pénétration du haut débit mobile est de 20 %, plaçant le Togo au 28e  rang en Afrique subsaharienne.