L'Union africaine (UA) et la Commission du golfe de Guinée (CGG) sont désormais liées par un protocole d'accord dans le cadre du renforcement des efforts visant à assurer la sécurité et la sûreté maritimes le long du golfe de Guinée. Selon un communiqué de l'UA, l'accord comprend la mise en œuvre de la stratégie intégrée pour les mers et les océans Horizon 2050, baptisée "AIM Strategy 2050", et la stratégie de l'Economie Bleue du bloc panafricain de 55 membres.

Bankole Adeoye, commissaire de l'UA aux affaires politiques, à la paix et à la sécurité, et Florentina Ukonga, secrétaire exécutive de la CGG, ont signé le protocole d'accord le mois dernier au siège de l'UA à Addis-Abeba, la capitale éthiopienne, réaffirmant la nouvelle dynamique au sein de l'UA pour renforcer la collaboration intra-africaine en faveur d'une mise en œuvre effective des politiques affectant l'espace maritime de l'Afrique.

« Cet accord était en effet attendu depuis longtemps », a déclaré M. Adeoye, indiquant qu'il renforcerait les efforts coordonnés des Etats membres de l'UA pour résoudre les problèmes critiques de l'économie bleue de l'Afrique et de la sécurité maritime en Afrique centrale et de l'Ouest, tout en protégeant la vie et les moyens de subsistance des peuples africains, en particulier ceux des régions côtières.

Saluant le nouveau partenariat, Florentina Ukonga a de son côté indiqué que la CGG travaillerait en étroite collaboration avec l'UA pour intensifier les interventions continentales afin de lutter contre la piraterie et d'autres formes de criminalité et d'exploitation économique en haute mer en Afrique.

« C'est en effet un grand jour pour l'Afrique alors que nos Etats membres accordent une plus grande attention à la gouvernance maritime dans le but de protéger nos mers et nos peuples qui doivent avant tout bénéficier des ressources maritimes de l'Afrique », a ajouté la secrétaire exécutive.

Huit pays côtiers du golfe de Guinée, à savoir l'Angola, le Cameroun, le Congo, la République démocratique du Congo, le Gabon, la Guinée Equatoriale, le Nigeria et Sao Tomé-et-Principe, composent la Commission créée en 2001 pour servir d'instrument institutionnel permanent de coopération au niveau régional entre les Etats riverains du golfe de Guinée pour défendre leurs intérêts communs.