Jusqu’au 22 avril de cette année, l’Institut Français de Djibouti a accueilli en résidence d’artiste Martin Meilhan-Bordes afin qu’il coordonnait l’élaboration d’un catalogue de livres qui n’existent pas mais que les histoires qui lui ont été racontées lors de son séjour laissent imaginer. Et l’institut souhaite poursuivre cette initiative inédite.

Enregistrées sur un appareil numérique, celles-ci ont été partagées chaque semaine avec les personnes inscrites aux ateliers d’écriture de la médiathèque. Ces écoutes collectives ont permis de dégager progressivement les thèmes et les enjeux de chacune de ces histoires. Démarrait ensuite un jeu de rôle où les personnes présentes étaient invitées à se glisser dans la peau d’un éditeur ou d’une éditrice. 

Elles faisaient comme si l’histoire entendue avait été un livre lu et aimé qu’elles cherchaient à promouvoir. Les différents résumés, mots sur l’auteur et extraits sélectionnés se confrontaient alors, créant petit à petit le tour d’un livre qui aurait pu exister. Afin de poursuivre l’avancement de ce projet l’Institut souhaite aujourd’hui inviter de nouvelles personnes à y contribuer. 

Si la construction d’une bibliothèque imaginaire vous intéresse, il existe plusieurs façons d’y prendre part. Y a-t-il chez vous un livre que vous auriez toujours voulu écrire ? Faites-le connaître ! En envoyant par exemple le résumé de ce qu’il aurait été, en inventant l’une de ses pages, ou tout simplement : auriez-vous une histoire à nous raconter ? Nous pourrions imaginer ensemble le livre qu’elle aurait fait.

L’Institut projette également de réunir plusieurs œuvres d’artistes djiboutiens, djiboutiennes, ou de l’étranger mais qui entretiennent un lien avec le pays afin de créer un réseau d’images qui donnerait une vue singulière de ce dernier. « Ces créations visuelles devraient constituer le support iconographique dont nous avons besoin pour réaliser les premières de couvertures des livres fictifs », a-t-on indiqué.