Très actif ces derniers temps sur le terrain de l’amélioration du climat des affaires, Kinshasa vient d’adopter une nouvelle feuille de route comprenant 69 réformes. D’après le Ministre d’Etat, Ministre du Plan, Christian Mwando Nsimba, l’élaboration de cette nouvelle feuille de route fait suite aux recommandations du président de la République. 

Le gouvernement de la République Démocratique du Congo (RDC) a adopté une nouvelle feuille de route des réformes visant l’amélioration du climat des affaires. La nouvelle a été rendue publique  au cours de la dixième réunion du Conseil des ministres organisée le vendredi 2 juillet 2021 par visioconférence. Précision a été données que les recommandations formulées se base sur les échanges réalisés lors du Conseil des ministres qui s’est tenu précédemment dans la ville de Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri.

Christian Mwando a aussi indiqué que cette feuille de route tient compte des travaux du « Groupe Thématique » réunissant 57 experts sectoriels qui ont eu lieu du 19 au 24 avril 2021 au site Mbuela Lodge à Kisantu, dans le Kongo Central. Et d’ajouter que dans sa configuration actuelle, la feuille de route compte 69 réformes telles qu’adoptées par la Commission Économie et Finances du gouvernement : Matrice des réformes Doing Business à court-terme (6 mois à l’année, 12 réformes) ; Matrice des réformes Doing Business à moyen et long termes (23 réformes) ; et Matrice des réformes sur l’environnement général des affaires (34 réformes)

Après leur validation, les réformes seront transformées en assignations pour les ministres « réformateurs », sous forme d’une matrice assortie d’un chronogramme précis pour une meilleure appropriation et un suivi adéquat de leur mise en œuvre. Ces assignations feront l’objet d’une revue périodique pour en évaluer l’exécution, a préciséé le Ministre de la Communication et Médias, Porte-parole du Gouvernement, Patrick Muyaya.

Selon le gouvernement central, l’objectif principal en matière de climat des affaires est de lever rapidement les entraves aux investissements et au bon déroulement des affaires en République Démocratique du Congo. Ainsi, pour plus d’efficacité dans la mise en œuvre de ce train de reformes sus évoquées, le gouvernement a levé l’option de responsabiliser les ministres sectoriels pour le suivi, chacun en ce qui le concerne.