Weownomy Platform Corporation lance une plateforme participative, ouverte et par abonnement. Elle affirme redéfinir le concept du réseau social en facilitant la participation des utilisateurs au « processus démocratique » consistant à établir eux-mêmes les règles qui présideront à leur avenir, à créer une structure d’appropriation où chacun a droit au partage des bénéfices générés par cette nouvelle économie et, par conséquent, à favoriser une véritable égalité économique...

La caractéristique essentielle de Weownomy, selon Ssemakula Peter Luyima, son fondateur et aussi CEO d’ AEEX South Africa Ltd, c’est que ses utilisateurs en seront aussi les propriétaires car il n’y aura pas d’investisseurs externes. Aussi, le contenu et les données du site resteront sous le contrôle des utilisateurs. Weownomy promet de faire mieux que Facebook en bannissant l’objectif visant uniquement à générer des revenus publicitaires et prévoit l’implantation d’une banque numérique commune qui permettra aux abonnés de monétiser leurs activités en ligne.

Dans un long communiqué relayé notamment par APO, la nouvelle plateforme explique qu’elle fonctionne sur la base du processus utilisé par Google pour son IPO. Weownomy utilisera le système d’enchères d’actions « à la hollandaise », basé sur un processus d’offres en ligne aux fins de l’attribution des actions aux investisseurs. Ce système est vu comme différent de la méthode traditionnelle de constitution d’un carnet d’ordres en ce qu’il s’appuie sur un système informatisé qui exclut toute intervention humaine.

Les ventes aux enchères serviront à émettre des actions de Weownomy afin de construire un nouveau réseau social... Le choix du système d’enchères d’actions a été considéré comme le plus approprié, non seulement en raison de l’offre de Google, mais aussi à cause, selon toujours  Ssemakula Peter Luyima, des critiques émises ces dernières années à l’encontre de la méthode traditionnelle, concernant des allégations d’abus liés à la fixation des prix et à l’attribution des actions.

Reste à savoir si cette énième nouvelle plateforme, dont la société mère est enregistrée dans l’État du Delaware aux États-Unis (une sorte de paradis fiscal made in USA), aura la crédibilité nécessaire pour gagner la confiance des utilisateurs qui sont appelés à accumuler au moins 10 000 actions avant de parrainer un futur membre.