En plus des dirigeants des organisations internationales et continentales (Nations unies, Union européenne, Union africaine…) et ceux des pays partenaires, plusieurs chefs des institutions financières internationales (FMI, BAD, IFC, BERD…) ont été aussi présents en France dans le cadre du sommet sur le financement des économies africaines. L’un des objectifs de ce rendez-vous était de rechercher les moyens pour booster les investissements publics et prives sur le continent.

D’après les prévisions du Fonds Monétaire International (FMI), réactualisées en avril 2021, la dette publique de l’Afrique subsaharienne tournera autour de 800 milliards de dollars en 2022, soit environ 41% du PIB. Alors que l’Institute of International Finance (IIF) a révélé que la dette publique des seuls USA est estimée à 129% du PIB, et celle de la zone euro à 122,6%. On note en outre que l’Afrique a besoin au moins de 300 milliards de financement dans les deux prochaines années pour renforcer sa résilience et relancer son économie à travers des investissements conséquents.

On sait par ailleurs que les quotes-parts de l'Afrique au FMI devraient lui permettre de bénéficier de 34 milliards de DTS, dont 24 milliards pour l'Afrique subsaharienne. Un montant nettement insuffisant et que les participants au Sommet ont promis de revoir à la hausse. D’autres estiment que les DTS vont être mal vus des pays africains car ils seront probablement adossés à un plan de contrôle de la dette. D’où l’idée de pousser les institutions financières à mieux s’arrimer aux besoins des pays concernés.

C’est sur ces constats que le sommet de Paris s’est déroulé ce mardi 18 mai 2021 en présence de plusieurs dirigeants africains. Notons que l’autre aspect du sommet de Paris était celui lié à la stimulation de la croissance en  apportant une solution pertinente à l’équation du coût du financement pour les entreprises africaines qui peinent à investir. Ces dernières qui font face à des taux d’intérêts particulièrement élevés, impactant ainsi le développement du secteur privé. Le but étant aussi d’orienter davantage vers l’Afrique l’importante masse de liquidités internationales qui explore de nouvelles opportunités de placement. 

A savoir que le Sommet a été précédé ce lundi par un dîner de travail au palais de l'Elysée. Le lendemain, les participants ont été invités à une séance plénière suivie de deux sessions sur «le financement et le traitement de la dette» et «le secteur privé africain». On sait en outre qu’une table ronde sur la mise à profit des instruments financiers pour soutenir la reprise de l'Afrique s’était tenue ce 17 mai avec la participation notamment  d’ Akinwumi Adesina de la BAD, Rémy Rioux de l’AFD, Kristalina Georgieva du FMI  et Gargee Ghosh de Gates Foundation.