La structure de consulting qui a vu le jour au Maroc mais basée désormais à Paris, Kavaa Global Services, a été choisie par la Cameroon Postal Services (Campost) pour effectuer une étude de faisabilité sur le déploiement d’une plateforme électronique (e-commerce).

La prestation d’un montant de 194,27 millions de FCFA dès la finalisation des procédures contractuelles et devrait s’étaler sur une période de quatre mois. L’adjudicataire, Kavaa Global Services, s’est classé premier en devançant le groupement tunisien Aca Expertis/BNS Engineering, la filiale camerounaise de Pricewaterhousecoopers, le Tunisien CCM Consulting Group Worldwide/Jasmine Interactive et le Camerounais Megasoft/Qualisys Consulting/SNT Partners/Iccsoft SA.

Le Cameroun est vu par les analystes comme l’un des pays du continent qui dispose d’un fort potentiel dans le commerce électronique. Le pays peut miser sur forte la progression du taux de pénétration de l’Internet ces dernières années (de 2% à plus de 20% au cours des 10 dernières années). Selon le média « Investir au Cameroun », 23% de la population utilisent l’Internet. Mais le pays doit être plus attrayant sur ce créneau pour mieux motiver les investisseurs à l’instar de Jumia qui, il y a deux ans, a fait machine arrière pour cause d’ « immaturité du marché camerounais en matière de e-commerce ».

Il a été souligné en outre que l’avenir de l’e-commerce, par le biais des initiatives de la Campost, se base sur les recommandations du rapport 2020 de la Commission technique de réhabilitation des entreprises (CTR) en difficulté. En effet, dans ledit rapport, l’opérateur postal est invité à tendre vers « la modernisation des services numériques et la diversification des produits [qui] devraient entraîner une nette amélioration de l’exploitation de la Campost ».

Selon les données de la CTR, la Campost est encore structurellement déficitaire et doit faire face à des difficultés financières qui ne lui permettent pas de couvrir ses charges d’exploitation. Selon toujours« Investir au Cameroun », le niveau élevé d’endettement de l’entreprise ne permet pas à cette dernière de mobiliser les ressources nécessaires pour financer son développement. Les derniers chiffres révèlent que son stock global de la dette est estimé à 155,728 milliards de FCFA.