Le Cameroun vise le leadership régional en ce qui concerne l'accès de la population à des services numériques modernes. Aujourd'hui, 14 % des habitants bénéficient d'un accès à l'internet, et la longueur totale des lignes de communication à haut débit dépasse déjà les 8000 km. Les responsables publics estiment toutefois que la numérisation du pays ne serait pas possible sans la formation de la population et le développement de la culture numérique. 

Dans ce cadre, un mémorandum vient d’être signé par le ministère de l'Éducation de base de la République du Cameroun portant sur la fourniture d'un million de licences du logiciel russe MyOffice à toutes les écoles du pays sur une période de 10 ans. L’accord a été signé par Laurent Serge Etoundi Ngoa, ministre de l'Éducation de base de la République du Cameroun, ainsi que par Jafar Hilali, fondateur de Carousel Finance SA, partenaire principal de MyOffice pour la distribution en Afrique. Il prévoit une coopération selon la formule du partenariat public-privé, dans le cadre duquel 1 million de licences MyOffice seront fournis gratuitement aux écoles primaires et secondaires.

« La transition vers l'utilisation du logiciel MyOffice dans les écoles du Cameroun permettra d'atteindre cet objectif plus rapidement et plus facilement », a déclaré Gleb Tcheglakov de Carousel Finance. « Nous voyons un grand potentiel dans le développement du partenariat entre la Russie et l'Afrique et nous sommes persuadés que la République du Cameroun est l'un des pays les plus attrayants pour les entreprises russes, car sa population et sa prospérité croissent de façon stable. La signature du mémorandum par les plus hautes autorités souligne un intérêt mutuel et ouvre de nouvelles perspectives pour le développement du partenariat public-privé », a déclaré Dmitri Komissarov, directeur général de MyOffice.

Lors de la rencontre avec le Premier ministre camerounais, Joseph Dion Ngute, les parties ont échangé sur les défis existants en matière de sécurité informatique auxquels sont confrontés les dirigeants du pays, ainsi que sur les possibilités de développement du projet de numérisation du Cameroun à l'aide d’outils russes.