L’Egypte veut investir davantage pour améliorer la fiabilité, la sécurité opérationnelle et à accroître la capacité de son réseau ferré national. Il mise pour cela sur les capitaux privés et sur les partenaires techniques et financiers, tout en promettant de réduire significativement  les émissions de gaz à effet de serre.

« Des systèmes de transport sûrs, accessibles, pratiques et écologiques seront essentiels à la réalisation d’un développement durable, a déclaré Rania A. Al-Mashat, ministre de la Coopération internationale de l’Égypte. L’amélioration et l’expansion du système ferroviaire de l’Égypte favorisent la mobilité active et permettent le développement urbain et rural grâce à un système intermodal relié. La technologie et l’innovation, ainsi qu’un engagement ferme en faveur des transports publics, seront autant d’éléments essentiels pour reconstruire en mieux. »

Le transport ferroviaire égyptien est au cœur de l’économie et de la compétitivité du pays. Le trafic de passagers et de marchandises par voie ferrée devrait augmenter respectivement de 15 % et 10 % d’ici à 2029 grâce à de nouveaux investissements. Actuellement, quelque 8 % du trafic de passagers et 6 % du trafic de marchandises sont acheminés par le rail. Les améliorations prévues devraient profiter aux Égyptiens à faible revenu, soit environ 40 % de la population, pour qui le train reste le moyen de transport à moindre coût. L’augmentation du fret ferroviaire devrait permettre de réduire les émissions de gaz à effet de serre.

Et l’Egypte multiplie les actions de prospection de bailleurs de fonds pour réaliser ses objectifs. Dernièrement, c’est le Conseil d’administration de la Banque africaine de développement (BAD) qui a approuvé, à Abidjan, un prêt de 145 millions d’euros destiné au financement du Projet de modernisation des chemins de fer nationaux de l’Égypte (ENRMP).

Le gouvernement égyptien a déjà engagé d’importants investissements pour rénover  les voies ferrées, moderniser la signalisation et acquérir de nouveaux engins roulants. Dans le cadre du projet avec la BAD, un système de protection des trains ultramoderne et économique sera installé sur 950 kilomètres de voies ferrées, le long des axes très fréquentés : Alexandrie au nord à Negh Hammadi au sud, et Port-Saïd à l’est.