La Fondation H - Paris, créée par Hassanein Hiridjee, fondateur du groupe malgache Axian,  ouvre ses portes tous les jeudis durant la résidence de création de l’artiste Maya-Inès Touam. Le public est invité à venir à la rencontre de l'artiste pour un moment d’échange et de visite de cet atelier temporaire, et peut y voir se développer son projet de semaine en semaine. 

Le jeudi 11 mars, Maya-Inès Touam a invité Paris à découvrir la première oeuvre qu'elle développe dans le cadre de sa résidence : une carte de France aux frontières re-dessinées. Les régions françaises laissent place aux contours de plusieurs pays africains tels que l’Algérie, Madagascar, le Mali… Et du 22 avril au 15 mai 2021, l’artiste présentera l’exposition « Fil d’Exil », aboutissement de cette résidence de création. C’est une manière pour l’artiste d’évoquer les questions de migration et d’exil mais également de redéfinir la place des objets provenant des diasporas africaines en France. 

Née en France de parents algériens, Maya-Inès Touam est diplômée de l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris (2013). Elle est lauréate de LCC Program, Fondation Alliances, Maroc (2017). Elle s'inscrit dans la tradition d'artistes tels que Shadi Gadirian, Najia Mehadji, et Maïmouna P. Guerresi. Elle a toujours étiré son regard et sa curiosité des deux cotés de la Mer Méditerranée. C’est naturellement que sa carrière artistique a embrassé les influences de ces 2 continents. 

L'artiste a exposé aux États-Unis, en Europe et en Afrique du Nord. Récemment, son travail a été récompensé en France (prix de la photographie du Maghreb / CNAP). Elle a également été nominée pour le concours World Press Photo.

Maya-Inès Touam occupe l’espace de la Fondation H – Paris comme atelier de création et lieu de recherche pour une série d’œuvres développées in situ. Les recherches plastiques de Maya-Inès Touam, pour ce projet, s’intéressent aux manières dont se tissent des liens autour des objets, étoffes et coiffes redéfinis par les diasporas africaines vivant en France. Le point de départ de sa réflexion porte sur les textiles importés et rapportés de ces régions, ustensiles du quotidien, marqueurs ethniques, inhérents à nos histoires, inscrits dans la mémoire collective française. Ces objets transmettent des messages, un héritage culturel, et nous éclairent sur des identités entremêlées.

L’artiste travaillera, dans le cadre de « Fil d’Exil », sur une carte de France tissée, sur différentes compositions photographiques, natures-mortes constituées d’objets recueillis à Paris et venus d’Afrique du Nord et de l’Ouest, ainsi que sur une série de portraits.