Le Forum d’Assouan (du 1er au 5 mars 2021) réunit des représentants de gouvernements, d'organisations internationales, de bailleurs de fonds, du secteur privé, de la société civile et du monde universitaire. Le Groupe de la Banque africaine de développement est un partenaire stratégique de ce forum, qui se présente comme une plateforme d’échanges prospectifs, orientés vers le déploiement de solutions durables au regard des défis du continent. 

A l’occasion de la deuxième édition du Forum d’Assouan, le vice-président en charge du développement régional à la Banque africaine de développement, Khaled Sherif, a lancé le débat du panel de discussion intitulé : « D'une reprise économique rapide à une transformation structurelle ». 

Pour Khaled Sherif, l’impact sanitaire de la pandémie de Covid-19 sur le continent n’a pas été aussi sévère qu’en Asie, en Europe ou en Amérique. Ses conséquences économiques ont, en revanche, été considérables. En seulement un an, le continent aura perdu tous les bénéfices des avancées économiques réalisées depuis cinq ans », a-t-il constaté. La pandémie de Covid-19 a entraîné un triple choc économique, social et financier sur le continent : récession, chute de l'investissement, faillites en chaîne et pertes d’emplois en sont les principales conséquences.

Dans ce contexte, Khaled Serif a souligné que la Banque africaine de développement avait mis à disposition cinq  milliards de dollars américains, via sa Facilité de réponse rapide au Covid-19 (CRF), pour aider 39 pays africains à financer leurs investissements et faire face aux conséquences socioéconomiques de la crise.

Amr Talaat, le ministre égyptien de la Communication et des Technologies de l’information, estime pour sa part que la pandémie n’a pas que des inconvénients. « Elle crée de nouvelles opportunités pour accélérer la transformation digitale qui, en temps de crise, contribue à renforcer les dynamiques de résilience, d’inclusion et d’intégration économique. »

« Nous vivons des temps exceptionnels », a renchéri la commissaire de l’Union africaine en charge de l’Infrastructure et de l’Énergie, Amani Abou-Zeid, qui a ajouté que l’Afrique n’écrira pas l’histoire de cette pandémie comme une crise, mais comme une formidable opportunité à un moment où le continent accélère ses investissements en infrastructures, dans les domaines de l’énergie, du transport et du digital qui approfondissent son intégration économique.