La Russie retirera 300 instructeurs militaires de la République centrafricaine, après leur déploiement en décembre 2020 avant l'élection présidentielle. C’est la semaine dernière que Moscou a informé l'ONU, ou plus exactement le comité chargé des sanctions et de la surveillance de l’embargo sur les armes, que des troupes et des hélicoptères russes quitteront la RCA.

Fin décembre, des médias occidentaux ont affirmé que la Russie avait envoyé 300 instructeurs militaires en République centrafricaine à la demande des dirigeants du pays pour aider à contrer une flambée de violence rebelle en pleine période de campagne électorale. Des responsables et une source sécuritaire basée à Bangui ont déclaré, pour leur part, que le Rwanda et la Russie avaient envoyé des troupes et des fournitures.

Malgré ses richesses minières, la Centrafrique peine à se développer et a du mal à retrouver la stabilité depuis 2013, lorsque le président de l'époque, François Bozize, a été évincé par les rebelles de la Séléka. Viendront ensuite les représailles déclenchées par la milice anti-balaka, majoritairement chrétienne, plongeant le pays dans une spirale de violence directe.

La violence a continué même après les dernières élections. Le gouvernement de la RCA a dû combattre la coalition de groupes rebelles cherchant à annuler le vote du 27 décembre au cours duquel le président Faustin-Archange Touadera a été déclaré vainqueur. Selon le porte-parole du HCR, Boris Cheshirkov, la situation demeure préoccupante.

Lorsque les rebelles se sont déplacés vers la capitale, Bangui, le 13 janvier, 10 000 personnes sont arrivées en une seule journée en République démocratique du Congo de l'autre côté du fleuve Ubangui, a indiqué le HCR. D'autres ont rejoint le Cameroun et le Tchad.