L’Afrique ne manque pas d’atout pour booster son marché des jeux vidéo. On estime à plus 500 millions le nombre de jeunes africains clients potentiels de cette industrie en plein essor.

Le taux de pénétration mobile devrait dépasser 50% en 2025 selon les prévisions de la GSMA rapportées par l’agence Ecofin. Couplées à l’explosion du mobile banking qui a connu une croissance de 12% entre 2018 et 2019, ces observations permettent d’affirmer que les premiers à prendre conscience de l’opportunité que représentent les jeux vidéo auront la part du lion.

On estime cependant que la faiblesse des monnaies africaines ainsi que certains facteurs locaux font que les créateurs de jeux vidéo d’envergure internationale ont des difficultés à dégager des profits en Afrique. Ce qui n’est pas le cas des maisons locales qui arrivent à sortir leur épingle du jeu grâce justement à une approche de gestion locale.

« Malgré ces promesses, les studios devront faire face aux classiques problèmes de financement et d’accès aux ressources humaines auxquels est confronté le continent. Plus spécifiquement, les créateurs de jeux vidéo africains devront penser l’optimisation des jeux vidéo pour les smartphones low-cost », a commenté l’agence Ecofin.

Mais les analystes estiment aussi que si les smartphones sont de plus en plus nombreux sur le continent, ces appareils sont souvent des produits à petit prix et l’accès de leurs utilisateurs aux jeux vidéo de qualité est limité. Certains ont ainsi choisi de baisser la qualité visuelle des jeux au risque de se mettre à dos un public connaisseur. 

« C’est en ce point que le Cloud Gaming intervient, en permettant de passer par des serveurs à distance, égalisant ainsi l’expérience sur tous les mobiles africains. Cette solution est par ailleurs déjà exploitée par les GAFAM, qui lancent des services de Cloud Gaming », soutiennent certains observateurs.