La phase 2 du PRIASA a été lancée en 2016. Le Fonds africain de développement, guichet de prêt à taux concessionnels du Groupe de la Banque Africaine de Développement (BAD), y a contribué à travers un prêt de 16 millions de dollars. La phase 2 vise à rénover plus de routes, construire plus de marchés et former plus d’insulaires.

« A São Tomé-et-Principe, la Banque africaine de développement contribue à former une nouvelle génération d’agriculteurs et de pêcheurs. Financé à hauteur de sept millions de dollars par la Banque africaine de développement, le projet contribue à aider les communautés rurales du pays », a indiqué un communiqué de la BAD publié ce 16 octobre 2020.

« Le PRIASA a amélioré l'accès des biens et produits aux nouveaux marchés, soutient pour sa part Ayarra Trigueiros, coordonnateur du projet. Nous avons contribué à la formation afin de diversifier les techniques de production et introduire de nouvelles méthodes pour augmenter la production agricole. Pour le secteur de la pêche, nous travaillons à l'amélioration de la vente des produits avec la rénovation des marchés. »

Les promoteurs du projet affirment en outre avoir fourni des opportunités de formation dans la recherche, qui jouent un rôle important dans l’agriculture sur les différentes îles de l’archipel. Deux principaux centres de recherche agricole de São Tomé-et-Príncipe, dont le CATAP (centre pour l'amélioration technique de l'agriculture), ont reçu une aide du PRIASA dans le but de parvenir à une meilleure productivité par l’utilisation de la  technologie.

 « Aujourd’hui, nous avons un marché. Nous vendons du poisson dans de bonnes conditions d’hygiène. On m'a appris à fumer le poisson, à le saler et à vendre du poisson frais de bonne qualité. J’utilise de la glace pour la conservation. J'ai plus de clients et plus de revenus qui me permettent de subvenir aux besoins de ma famille », témoigne Paulina, une jeune femme qui a suivi une formation grâce au projet.