Le cabinet Djembe Consultants a rendu public son rapport qui évalue l'impact de la Covid-19 sur les jeunes innovateurs et entrepreneurs du continent et présente le point de vue d'experts de l'industrie sur le rôle des décisionnaires africains des secteurs public et privé dans les domaines de l'innovation. Le rapport a été présenté au cours d'une table ronde organisée avec son partenaire AfriLabs, le premier réseau panafricain de centres technologiques et d'innovation.



Intitulé « Construire une Afrique Innovante et Résiliente », le rapport est le résultat d'une enquête menée auprès de plus de 1 000 innovateurs, entrepreneurs et start-ups panafricains issus des vastes réseaux d'innovation et d'entrepreneuriat de Djembe et d'AfriLabs. S'inscrivant dans le contexte d'avancées importantes pour le continent (Zone de libre-échange continentale, ODD des Nations Unies et Agenda 2063 de l’UA…), le rapport rassemble également les points de vue d'experts d’organisations de développement et du secteur privé.

Le directeur général de Djembe Consultants, Mitchell Prather, a déclaré que malgré la résilience innée dont les PME et les innovateurs africains ont fait preuve au cours de cette année difficile, cet écosystème a besoin de toute urgence d'une « intervention supplémentaire des politiques et des partisans de l'industrie afin de créer un environnement plus propice à la survie et à la prospérité des innovateurs et des PME ».

Et Anna Ekeledo, directrice exécutive d'AfriLabs et collaboratrice au rapport, d'ajouter que l'ADN de survie du continent, toujours résistant aux chocs internes et externes de toutes sortes, prouve la résilience de sa jeunesse démographique, qui crée, innove et regarde constamment vers l'avenir. Mais soutient qu’il faut faire davantage pour favoriser une plus grande inclusion de l'innovation.

Côté chiffres, il ressort que la grande majorité des entrepreneurs (90 %) sont susceptibles de devoir ou de pouvoir développer leurs activités à la suite de la Covid-19. Par ailleurs, 74 % déclarent qu'ils étudient actuellement la possibilité d’entrer sur les marchés internationaux. 51 % indiquent que s'ils sont conscients du soutien de l'État, ils estiment que ce soutien est insuffisant pour répondre à leurs besoins actuels en matière de développement des activités. Enfin, 42 % considèrent les pôles d'innovation comme étant de potentielles plateformes pour l'accès au financement, pour le réseautage, le renforcement des capacités et la R&D.