Les questions qui entourent la garde à vue du maire de Libreville, Léandre Nzué, commencent progressivement à trouver des réponses. Rappelons que l’édile de la capitale gabonaise a été interpellé vendredi dernier à son domicile pour être par la suite emmené à la Direction générale des contre-ingérences et de la sécurité militaire.

Le maire de Libreville est soupçonné de détournements de fonds publics et de blanchiment de capitaux en intelligence avec certains de ses collaborateurs. Des médias gabonais, avançant des sources judiciaires, ont cité notamment l’inspecteur général municipal, Christian Enghot, et le conseiller politique du maire, Ramsès Ekomi.

D’autres voix soutiennent que l’enquête menée par le B2 se base sur une affaire de prélèvement mensuel non justifié de 33 millions de FCFA. Les bruits circulent par ailleurs à Libreville que Léandre Nzué aurait eu un malaise lors de son audition. Sauf changement, il  sera présenté cette semaine devant le procureur de la République, André Patrick Roponat.

Rappelons que les forces politiques (PDG, SDG, UN, CLR) qui composent le conseil municipal de Libreville sont montées au créneau, peu de temps avant cette interpellation, pour « soutenir l'action du maire » et « refuser toute ingérence au sein de l'Institution ». Mais, après la tournure prise par les événements, aucune prise de position, groupée ou individuelle, n’a plus été constatée concernant cette affaire. 

A savoir que ce n'est pas la première fois que l’édile de la capitale est pointé du doigt pour ses "dépenses folles". Dès son accession à la tête du conseil municipal, une lettre d’information a même rapporté le voyage à Libreville d’un célèbre tailleur parisien venu pour prendre les mesures du maire.