Le flou règne concernant la réalisation du contrat liant le gouvernement égyptien et la société Denel Dynamics dans le cadre d’une commande de missiles sol-air Umkhonto. L’accord serait plombé par l’incapacité de la firme sud-africaine à garantir ses engagements financiers.

Certaines sources affirment même que le contrat aurait été résilié à la fin de 2019 mais aucune annonce officielle n’est venue confirmer cette information. Denel ferait face sur ce projet à de fortes réticences de ses banques et de ses assureurs qui s’inquiètent de la fragilité de sa santé financière.

Initialement, l'Égypte prévoyait pourtant d’acquérir plusieurs dizaines de missiles sol-air Umkhonto pour une valeur de 4,5 milliards de rands (près de 271 millions USD) pour ses nouvelles frégates Meko A200, qui sont fabriquées par ThyssenKrupp Marine Systems (TKMS). Denel misaient en outre sur une commande de 32 versions guidées par infrarouge de son missile Umkhonto à l'Égypte.

Denel a toujours fait savoir que ce méga contrat est lié à un paiement anticipé équivalent à près du tiers du montant du contrat global. La société avait aussi affirmé que la commande égyptienne avait le potentiel d'augmenter son stock de commandes de 32%. Pourtant, Darren Olivier, expert en défense et directeur d'African Defence Review, a déclaré que la remise en cause du contrat égyptien « n'était pas une surprise ».