L’affaire du Falcon 900 de la SA Air Force (SAAF), qui aurait été utilisé indûment par des membres de l’ANC (parti au pouvoir en Afrique du Sud), suscite de nombreux commentaires. Plusieurs politiciens, mais aussi des leaders de la société civile, réclament actuellement une enquête.

L'Alliance démocratique (DA) et le Freedom Front Plus (FF +) sont montés au créneau suite aux réactions suscitées par l’information selon laquelle une délégation de l'ANC utilisait le Falcon 900 (ZS-NAN) du 21e Escadron comme moyen de transport vers et depuis Harare, la capitale zimbabwéenne. 

Selon nos informations, la délégation du parti au pouvoir aurait été notifiée qu'elle pouvait emprunter l’aéronef en question par le ministre de la Défense et des Anciens Combattants, Nosiviwe Mapisa-Nqakula. 

Une source auprès de ce même département a indiqué, pour sa part, que les membres de l’ANC se rendaient au Zimbabwe en vue d'une réunion de la Troïka de la SADC (Southern African Development Community) sur le projet de reconfiguration de la Brigade d'intervention (FIB, une composante de la MONUSCO), qui comprend des troupes dépêchés par des pays de la sous-région. Manière de dire que la délégation n’était pas en voyage pour motif politique.