Formé aux sciences de l’environnement et à la chimie, Stephen Olouna Mouba est titulaire d’un master en sciences et ingénierie de l’environnement de l’Université d’Angers et d’une licence en chimie de l’Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines, en France. Il vient d'être nommé à la tête du ministère de l’Environnement et du Climat du Gabon.
Son parcours professionnel s’est progressivement orienté vers la conception et la mise en œuvre des politiques environnementales. Il a notamment exercé les fonctions de directeur général de l’Environnement et de la Protection de la Nature. À ce poste, il a participé au suivi des dispositifs de protection des écosystèmes et aux travaux visant à renforcer la réglementation environnementale. Cette expérience administrative lui a permis d’évoluer au contact des mécanismes publics chargés de concilier les impératifs de développement économique et la préservation du patrimoine naturel. Dans un pays comme le Gabon, dont les forêts et la biodiversité constituent des atouts écologiques majeurs, ces questions présentent également une dimension économique et diplomatique.
Stephen Olouna Mouba a par ailleurs pris part aux négociations internationales sur le climat au nom du Gabon. Ces rendez-vous sont déterminants pour les pays forestiers, qui cherchent à faire reconnaître leur contribution à la régulation du climat mondial et à obtenir des financements pour soutenir leurs politiques de conservation. Il a ensuite rejoint The Nature Conservancy (TNC), une organisation internationale engagée dans la protection de la nature, en qualité de directeur pays. Cette expérience l’a placé au contact des acteurs intervenant dans la conservation des écosystèmes et la mise en œuvre de projets environnementaux.
Le 8 octobre 2026, trois jours avant son entrée au gouvernement, il avait également été nommé secrétaire permanent du Conseil national climat. Cette succession de nominations témoigne de son positionnement dans les structures publiques chargées de coordonner les politiques climatiques. À la tête du ministère de l’Environnement et du Climat, le nouveau responsable devra intervenir sur plusieurs dossiers étroitement liés : la préservation des écosystèmes, l’adaptation au changement climatique, la réduction des pressions sur les ressources naturelles et la mobilisation des financements internationaux. L’enjeu sera aussi de traduire les engagements pris dans les enceintes internationales en mesures concrètes, suivies et évaluables sur le terrain. Cela suppose une coordination entre les administrations, les partenaires techniques et financiers, les entreprises et les communautés concernées.
La question du financement sera déterminante. Pour les pays forestiers, la reconnaissance de la valeur climatique des écosystèmes ne se traduit pas automatiquement par des ressources suffisantes pour assurer leur protection. Les mécanismes de financement doivent donc être accompagnés de règles transparentes, d’objectifs mesurables et de dispositifs de suivi. "Le parcours de Stephen Olouna Mouba associe expérience administrative, participation aux négociations climatiques et travail au sein d’une organisation de conservation. Sa nomination ouvre une nouvelle étape professionnelle. Les résultats de son action dépendront désormais des orientations retenues, des moyens mobilisés et de la capacité de son ministère à inscrire les politiques environnementales dans la durée", a commenté Yves Pascal, consultant en développement durable basé en Afrique centrale depuis plus de 5 ans.
