Le groupe panafricain de conseil et de services juridiques CLG a signé un accord de collaboration avec le cabinet d'avocats libyen Zahaf & Partners. Le deal marque l'entrée de CLG sur le marché libyen et s'inscrit dans la stratégie d'expansion plus large de la société en Afrique du Nord.
Les deux sociétés collaboreront dans le cadre de mandats juridiques, fiscaux, réglementaires et de conseil aux entreprises en Libye, en mettant l'accent sur les projets liés à l'énergie, aux infrastructures, à la finance et à l'investissement. "Ce partenariat stratégique est structuré de manière à soutenir à la fois les investisseurs internationaux entrants et les acteurs nationaux qui cherchent à s'y retrouver dans l'environnement juridique et réglementaire en pleine évolution de la Libye, tout en faisant progresser des projets commercialement viables", a-t-on aussi fait savoir.
Outre son service « Lawyer-on-Demand », le cabinet GLC opère dans toute l'Afrique, fournissant des services juridiques et de conseil couvrant les fusions et acquisitions, les négociations dans le domaine du pétrole et du gaz, le financement de projets et les opérations bancaires, le recouvrement de créances, le droit du travail et le règlement des litiges. Ses marchés comprennent notamment l'Afrique du Sud, le Nigeria, la République du Congo, le Soudan du Sud, Maurice, le Ghana, le Cameroun, la Guinée équatoriale et la Namibie. Ses secteurs cibles sont l'énergie et les infrastructures, les mines, les métaux et les ressources naturelles, l'agriculture et les industries agro-alimentaires, l'ESG et la durabilité, le droit des sociétés et le droit commercial.
"Cette collaboration associe la vaste expérience panafricaine du cabinet dans les domaines de l'énergie, des infrastructures, des ressources naturelles, de la fiscalité, du conseil réglementaire et des transactions transfrontalières à l'expertise approfondie de Zahaf & Partners en matière de droit libyen, de cadres réglementaires, de conseil fiscal et de services de conseil aux entreprises nationales. Ensemble, les deux cabinets ont pour objectif de fournir des solutions juridiques et de conseil intégrées aux clients des secteurs public et privé opérant en Libye", a aussi indiqué GLC dans un communiqué.
Cet accord intervient également à un moment charnière pour la Libye, alors que l'augmentation de la production, la reprise des investissements et le renforcement des liens internationaux marquent une nouvelle ère pour le développement énergétique du pays. Dans le sillage de sa dernière série d'octroi de licences, lancée en 2025 et qui devrait s'achever en février 2026, le pays accueille d'importants capitaux sur son marché en amont, avec une deuxième série d'octroi de licences proposée pour tirer parti de la dynamique des investisseurs. En 2026, les investisseurs continuent d'élargir leurs portefeuilles d'exploration et de production, le pays étant en passe d'atteindre 1,6 million de barils par jour d'ici la fin de l'année.
Des projets majeurs sont également en cours bien que le pays ne parvienne toujours pas à retrouver une stabilité politique. Le projet de compression de gaz de Bahr Essalam devrait démarrer au premier trimestre 2026, le projet Structures A&E d'Eni, d'un montant de 8 milliards de dollars, débutera ses opérations en 2027, tandis qu'un accord signé par TotalEnergies, ConocoPhillips et la National Oil Corporation (20 milliards USD d'investissements) permettra d'augmenter de 850 000 barils par jour la production du secteur des hydrocarbures du pays. D'autres opérateurs actifs poursuivent également leurs développements, soutenant ainsi l'objectif global du pays d'atteindre une production pétrolière de 2 millions de barils par jour. Parmi eux figurent Repsol et OMV. Les prestataires de services ont également commencé à renforcer leurs portefeuilles, avec des entreprises telles que Baker Hughes, SLB et ADC.
