La branche africaine du groupe danois qui fonctionne comme une coopérative, et qui développe notamment la marque Dano dans la région, poursuit son projet d’implantation d’une nouvelle ferme laitière dans le nord du Nigeria. Dernièrement, le groupe scandinave a souligné que ce projet est mis en œuvre dans le but de soutenir la production laitière locale dans une région où l’offre est encore loin de s’arrimer à la demande dans la filière lait.

Située dans l'État de Kaduna, la ferme de 200 hectares abritera 400 vaches laitières, des salles de traite et des technologies modernes, des prairies, ainsi que des locaux pour plusieurs dizaines employés. Arla Foods a déclaré qu'elle formerait et soutiendrait jusqu'à 1 000 producteurs laitiers locaux pour améliorer les rendements et la qualité du lait, le bien-être des animaux et la rentabilité de la ferme. « L'investissement fait partie de l'engagement à long terme d'Arla pour augmenter la production alimentaire locale dans le pays », a-t-on aussi indiqué. 

La ferme d’Arla Foods développée avec les coopératives locales, dont l'ouverture est prévue en 2022, devrait à terme produire plus de 10 tonnes de lait par jour, qui seront ensuite traitées par l'usine laitière d'Arla dans l'État de Kaduna pour fournir des produits laitiers produits localement aux consommateurs nigérians.

A savoir que la population nigériane devrait atteindre près de 400 millions de personnes dans moins de 30 ans. Pourtant, la filière lait du pays n'est actuellement en mesure de fournir que moins de 10 % de sa demande, un écart qui devrait se creuser parallèlement à la croissance démographique. Au niveau régional, la zone UEMOA devrait représenter près de la moitié des 2,4 milliards d’habitants africains d’ici à 2050. Mais la stratégie d’Arla ne se limite pas seulement à l’Afrique occidentale. Le groupe qui est déjà présent, directement ou à travers des partenariats en Côte d’Ivoire, au Sénégal ou au Ghana, compte aussi multiplier ses investissements industriels sur les autres marchés stratégiques du continent. 

Selon un bon connaisseur de la filière, le géant scandinave, qui vise un chiffre d’affaires de 500 millions USD sur le continent, a bien compris les enjeux liés à la mutation du secteur de l’agroalimentaire en Afrique du fait de l’émergence de la calasse moyenne mais aussi des nouvelles donnes comme la nécessité d’assurer la sécurité alimentaire et la naissance de la zone de libre échange africaine.