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[DOSSIER] DEFENSE ET SECURITE | Zoom sur l’Africom



Le Commandement des États-Unis pour l’Afrique, connu sous l’appellation d’Africom et actuellement dirigé le général Stephen Townsend, mène une campagne permanente pour ancrer son image de soutien stratégique aux pays africains dans la lutte contre les menaces à la sécurité et face aux crises humanitaires, comme la pandémie de Covid-19.

Fondé en octobre 2007, l’Africom a pour principale mission de coordonner la partie défense de l’ensemble des efforts déployés par le gouvernement américain pour éliminer les facteurs de conflit et d’extrémisme en Afrique. Cette structure figure parmi les 11 commandements dépendant du département américain de la Défense à travers le monde qui coordonnent les forces militaires des États-Unis en temps de paix et en temps de guerre.

L’Africom présente l’Afrique comme le continent qui abrite 13 des 25 économies à la croissance la plus rapide au monde. Mais les pays africains sont aussi confrontés à des défis sécuritaires et humanitaires venant de groupes extrémistes, du changement climatique, des pénuries alimentaires et des menaces de maladies. Selon le Commandement américain, sa mission est de relever ce défi aux côtés des pays africains. « Face aux menaces de plusieurs groupes terroristes, dont al-Qaïda et les groupes affiliés à l’EI au Sahel et en Afrique de l’Est,  les forces américaines, en collaboration avec le département d’État, se joignent aux partenaires africains des États-Unis pour les entraînements sur terre et en mer afin de contrer les menaces », a-t-on souligné.

« Les militaires de l’Africom collaborent avec les forces des gouvernements partenaires pour lutter contre les groupes terroristes, garantir la liberté de navigation et soutenir les efforts internationaux de secours humanitaires et d’intervention en cas de catastrophe », a expliqué le Commandement américain dans un article de présentation. « Notre collaboration est essentielle pour répondre aux menaces des acteurs malveillants et des organisations extrémistes violentes, qui mettent en péril la sécurité régionale et représentent un danger pour le territoire des États-Unis et celui de nos alliés », a ajouté le commandant de l’Africom et général de l’armée américaine Stephen Townsend.

Dans sa déposition du 21 avril devant la commission sénatoriale des forces armées, le général Townsend a aussi déclaré que le règlement des problèmes en Afrique passait par une approche pangouvernementale plutôt qu’une solution militaire. « Le Commandement des États-Unis pour l’Afrique collabore avec d’autres agences américaines comme l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) et d’autres organisations internationales afin d’améliorer la sécurité et de renforcer les capacités à tous les niveaux, a-t-il expliqué.

De Phoenix Express à Flintlock…


Du 17 au 28 mai 2021, l’Africom a guidé les forces américaines et celles de 13 pays partenaires lors de l’exercice Phoenix Express qui visait à promouvoir la sûreté et la sécurité en mer Méditerranée et dans les eaux territoriales de l’Afrique du Nord. La Tunisie a accueilli la 16e édition de cet exercice maritime annuel, qui aide les partenaires à faire face aux migrations irrégulières et à lutter contre le trafic illicite. Les autres exercices maritimes menés par la composante navale de l’Africom comprennent l’Obangame Express, dans le golfe de Guinée, et le Cutlass Express, au large de la côte est de l’Afrique.





« Nos exercices maritimes nous permettent de développer nos compétences avec nos partenaires régionaux en apprenant les uns des autres et en travaillant ensemble », a affirmé le capitaine de l’US Navy Harry Knight, directeur du Phoenix Express. Du 7 au 18 juin 2021, l’Africom a aussi organisé l’exercice Lion africain au Maroc, en Tunisie et au Sénégal. Il s’agit de l’exercice le plus important de l’Africom. Mené conjointement avec plus de 20 forces partenaires européennes et africaines, il vise à accroître l’interopérabilité, à promouvoir la stabilité et à décourager les activités malveillantes en Afrique du Nord et en Europe du Sud.

Les États-Unis et les pays africains renforcent également leur défense contre les groupes terroristes par le biais de l’exercice Flintlock mené par la composante des opérations spéciales de l’Africom. Lancé en 2005, Flintlock soutient les pays d’Afrique de l’Ouest qui s’emploient à protéger leurs frontières et à assurer la sécurité. « La coopération de l’Africom dans le domaine de la lutte antiterroriste complète l’engagement de longue date des États-Unis ainsi que les programmes de l’USAID visant à promouvoir la bonne gouvernance et la sécurité en Afrique », a-t-on indiqué.

L'USNS Hershel “Woody” Williams comme base flottante

En mars 2020, l'USNS Hershel “Woody” Williams, l'un des navires conçus comme des "Expeditionary Sea Base", était devenu l'USS Hershel “Woody” Williams. Selon les médias spécialisés, ce très léger changement d’appellation est important car les USNS (United States Naval Ship) appartiennent à l’US Navy et sont exploités par le Military Sealift Command comme navires de soutien. Ces bâtiments ont des équipages civils, alors que les navires "commissionnés" ont un préfixe en USS et sont armés par des équipages militaires.





C’est le 27 juillet 2020 que l'USS Hershel “Woody” Williams a quitté Norfolk pour l'Afrique avec un équipage mixte de 44 marins civils et militaires. Une centaine de marins étaient aussi embarqués pour les missions militaires (sécurité, renseignement, soutien médical, transmissions, maintenance des embarcations des forces spéciales éventuellement à bord, maintenance des hélicoptères, des drones MQ-8 Fire Scout et Osprey embarqués) et pour les missions humanitaires que les US Naval Forces Africa pourraient décider.

Hershel "Woody" Williams est en déploiement régulier dans la zone d'opérations des forces navales américaines en Afrique. Le navire est positionné pour une présence à long terme assignée à l'ensemble de missions d’Africom et soutient les missions et opérations de coopération en matière de sécurité sur et autour du continent africain. Le bâtiment est aussi missionné pour prendre part aux exercices multinationaux de la série EXPRESS: Phoenix Express en Afrique du Nord, Cutlass Express en Afrique de l'Est, Obangame Express dans le golfe de Guinée...

À 784 pieds (230 mètres) de long, le navire dispose d'un pont d'envol à quatre postes de 52 000 pieds carrés (4 830 mètres carrés). Les autres caractéristiques comprennent un hangar, un pont de mission et des espaces de travail et de vie pour des centaines de membres du personnel embarqués. De plus, pour l'équipage de l'US Navy, il y a un équipage bleu et un équipage or, qui se renouvellent périodiquement pour permettre la continuité pendant que le navire reste déployé vers l'avant. Hershel "Woody" Williams, qui est le deuxième d'une nouvelle classe de navires basés en mer, a un équipage qui se compose d'un mélange de marins de l'US Navy et de marins civils du Military Sealift Command.
Dès son arrivée en Afrique, la base maritime expéditionnaire USS Hershel "Woody" Williams a également commencé à mener des programmes de formation à l'interopérabilité avec les forces d'opérations spéciales (SOF) affectées au Special Operations Command-Africa (SOCAF) dans la mer Méditerranée.

Sur le front humanitaire


Pour aider les partenaires à lutter contre la pandémie de COVID-19, l’Africom a procuré des fournitures de laboratoire à l’Éthiopie et au Ghana, du matériel de diagnostic à la Guinée, des équipements de protection individuelle au Maroc, et des hôpitaux de campagne et des ambulances au Ghana, à la Mauritanie, au Sénégal, à Djibouti et en Ouganda.





En octobre 2020, l’Africom a mis sur pied un hôpital de campagne de 40 lits d’une valeur de 1,4 million de dollars dans la province du Nord-Ouest de l’Afrique du Sud, au moment où les cas de COVID-19 grimpaient en flèche dans la région. En mai, le général Townsend et l’ambassadeur des États-Unis à Djibouti, Jonathan Pratt, ont annoncé le don d’un hôpital de campagne au ministère de la Santé de Djibouti, ce qui s’inscrit dans l’aide anti-COVID à hauteur de plus 8,4 millions de dollars fournie par le gouvernement américain à Djibouti depuis le début de la pandémie.

En outre, l’Africom apporte son soutien à l’USAID, le principal organisme américain d’aide d’urgence à l’étranger, en mobilisant ses capacités militaires pour fournir de l’aide aux Africains qui en ont le plus besoin. Après le passage du cyclone tropical Idai en Afrique australe en mars 2019, l’Africom a déployé un avion-cargo C-130 Hercules et une équipe d’intervention d’urgence pour acheminer rapidement des secours, notamment de la nourriture, des kits d’abris et des véhicules, vers des zones difficiles d’accès.
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