Union Bank of Cameroon (UBC) a réuni ce lundi ses actionnaires dans le cadre d’une Assemblée générale extraordinaire. La réunion avait pour principal objet la mise à jour du plan de restructuration de la banque qui prévoit une recapitalisation après le transfert de ses créances vers une structure étatique.

Dans le cadre de ce plan destiné à redresser sa situation et « assainir » sa structure capitalistique, l’UCB a décidé de diminuer son capital social pour éponger une partie de ses pertes, avant le lancement d’une opération de recapitalisation. Peu de détails ont filtré cependant de la dernière AGE. Mais selon certaines indiscrétions, le départ du groupe togolais ETI (Ecobank Transnational Incorporated) a bien été acté. Ce dernier qui possède 54,5% des parts.

On sait en outre que l’Etat camerounais prévoit de débloquer 17,681 milliards de FCFA pour matérialiser  ce plan qui marquera aussi son entrée dans le capital. L’Etat en deviendra l’actionnaire de référence de la banque qui verra une part de ses créances compromises transférée à la Société de recouvrement des créances (SRC). 

Pour ETI, cette sortie du capital d’UCB constitue un soulagement. « C’est une bonne nouvelle pour la maison mère du groupe bancaire panafricain Ecobank qui va enfin se retirer d’une filiale après plusieurs tentatives », a-t-on commenté. Pour rappel, ETI a pris le contrôle de l’UCB il y a dix ans dans le cadre du rachat du groupe bancaire nigérian Oceanic Bank International. Depuis lors, le groupe bancaire togolais a toujours cherché à céder ses parts dans cet établissement. D’où les négociations menées avec le Cameroon Cooperative Credit Union(Camccul), détenteur des 44% dans la banque. 

Depuis 2014, ETI, dans ses rapports, classe les actifs de l’Union Bank of Cameroon  comme étant positionnés en vue d’une cession, conformément à la norme IFRS 5 (actifs non courants détenus en vue de la vente et activités non-essentielles), rappelle un banquier bien au fait de l’évolution de ce dossier.