Les travaux de la conférence régionale sur le thème « Propriété intellectuelle : enjeux et perspectives dans la ZLECAF », qui s’est déroulée en terre gabonaise, ont pris fin le 13 octobre dernier sur des conclusions et recommandations en guise de dispositions communes à prendre.

Les parties prenantes, à savoir l’OAPI (Organisation Africaine de la Propriété Intellectuelle), les négociateurs en chef de la ZLECAF (Zone de libre-échange continentale africaine)  et des experts internationaux en propriété intellectuelle (PI), ont mené ensemble des réflexions pour convenir de la meilleure manière d’harmoniser et d’intégrer le système et les procédures de PI pour que les intérêts économiques du continent soient mieux préservés.

Face à une croissance démographique galopante, il s’agit de concrétiser la volonté de création d’un marché unique d’ici 2060. Au regard de ce qu’implique la ZLECAF à savoir la suppression des barrières des frontières de commerce et la lutte contre la circulation des marchandises de contrefaçon, l’objectif est de faciliter les échanges commerciaux interafricains par une utilisation accrue des actifs de PI.

Les participants ont plaidé pour que l’OAPI et l’ARIPO (African Regional Intellectual Property Organisation) soient parties prenantes dans les négociations afin d’apporter leur expertise en matière de Droits de Propriété Intellectuelle dans le but de convenir d’une approche harmonisée du Protocole de Propriété Intellectuelle de la ZLECAF. Il convient de préciser que l’ARIPO est l’autre organisation dédiée regroupant 20 états membres à majorité d’expression anglophone.

Les échanges et des recommandations stratégiques ont permis de déterminer l’appui que peut apporter l’OAPI aux Etats dans les négociations du protocole en tant qu’observateur, accompagnateur et conseiller grâce à un document d’orientation à élaborer. Par ailleurs, il est attendu des négociateurs la formulation d’un plan d’actions à suivre, selon le calendrier de mise en œuvre des recommandations de la ZLECAF.

Barthélémy Ngoulakia, secrétaire général du ministère gabonais en cherge du Commerce, s’est dit heureux du choix de Libreville comme ville d’accueil de cette conférence, et a exhorté l’OAPI à inciter les Structures Nationales de Liaison (SNL) à mener davantage d’actions de sensibilisation sur la PI auprès du grand public. Il a d’ailleurs assuré que le document d’orientation à proposer par l’OAPI sera transmis aux hautes instances décisionnelles du Gabon qui attachent une grande importance à la question.