La Société belge d'Investissement pour les Pays en Développement (BIO) a pour mission de favoriser la mise en place d'un secteur privé fort dans les pays en développement et émergents, pour leur permettre d’accéder à une croissance et un développement durables, dans le cadre de la réalisation des Objectifs de Développement Durable. A Abidjan, le 14 octobre dernier, BIO a célébré l’ouverture de son premier bureau africain.

Il a été indiqué que le bureau de liaison à Abidjan couvre toute la région de l’UEMOA  (Union Economique et Monétaire Ouest Africaine) ainsi que le Ghana. Il est positionné stratégiquement dans la première économie de cette zone. La Côte d’Ivoire bénéficie d’un dynamisme unique en tant que véritable hub des affaires de la région et présente aussi pour BIO l’avantage d’être proche de plusieurs pays partenaires de la Belgique, comme le Bénin, le Burkina Faso, le Mali et le Sénégal.



Ses équipes y effectuent un travail de prospection et d’identification de nouvelles opportunités d’investissement, avec le relais des équipes de Bruxelles pour l’exécution. Elles sont également en charge dans la région, des relations avec les partenaires de l’Union Européenne, de l’ambassade de Belgique et de la Coopération belge.

L'ouverture du nouveau bureau a été célébrée à la Résidence de Belgique à Abidjan en présence de l’ambassadeur de Belgique en Côte d’Ivoire et du directeur de cabinet du ministre de la promotion des Investissements et du développement du secteur privé. « Notre rapprochement de ce marché, explique Maximilien d'Harcourt, chef de bureau, va nous aider à mieux comprendre l'écosystème local et à mener avec plus d'efficacité nos missions de prospection en vue d'identifier des opportunités d'investissement en ligne avec notre mandat développemental ».
 
BIO est convaincue que le bureau d’Abidjan sera une source de nouvelles opportunités d’investissement sur le terrain, dans un contexte de croissance soutenue pour cet organisme. Le bureau offre aussi à BIO l’opportunité de se rapprocher de ses clients existants.

 

Qui seront aux commandes ?

Maximilien d'Harcourt a été choisi pour piloter le bureau en tant que représentant régional. Il a rejoint BIO en tant qu’Investment Officer en 2016. Pendant 3 ans et demi, il a gagné de l’expérience dans plusieurs secteurs et régions, notamment l’Amérique latine et l’Afrique. En septembre 2019, Maximilien a déménagé à Abidjan pour préparer l’ouverture du nouveau bureau régional de BIO. Auparavant, Maximilien a travaillé au sein d’EY en tant que Senior Consultant. Maximilien dispose d’un diplôme de master 2 en Gestion de l’ESCP (Ecole Supérieure de Commerce de Paris).






Augustin Thibaut de Maisières, investment analyst, a rejoint BIO en 2018 en tant que Junior Development & Sustainability Officer avant de rejoindre l’équipe des investissements en 2019. Début 2020, Augustin a rejoint le bureau de représentation à Abidjan en tant qu’Investment Analyst. Augustin dispose d’un diplôme de bachelier en sciences économiques & business economics, et un diplôme de master en finance durable de Maastricht University.

 
On sait en outre qu’afin d'être plus proche de ses partenaires, BIO recherche actuellement un Chargé d'Investissement pour soutenir le développement du bureau local et les activités en Afrique de l'Ouest. En tant que responsable des investissements dans cette région, le futur responsable sera chargé d’évaluer, de structurer et de négocier les investissements en dette et en fonds propres principalement dans les entreprises et les institutions financières, et les projets d'infrastructure, conformément à la stratégie du groupe.

  

D’Advans à XpressGas en passant par Agroserv

Plusieurs entreprises ont obtenu l’appui financier de BIO ces dernières années.  En juillet dernier, c’est Advans Côte d'Ivoire qui a décroché un prêt de 2 millions d’euros. Le bénéficiaire est une institution de microfinance agréée par le ministère de l'Économie et des Finances de la République de Côte d'Ivoire qui a été créée en 2009 et a démarré ses activités en 2012. L'IMF fournit des produits et des services financiers aux MPME en milieu urbain et les zones rurales. L'IMF fait partie du groupe Advans, un groupe dirigé par des IFD dont la mission est de répondre aux besoins de services financiers des MPME et d'autres populations mal desservies
 
Autre entreprise qui a obtenu récemment un prêt de BIO : XpressGas ou « XPG ». Cette dernière  est une société de commercialisation de GPL (gaz de pétrole liquéfié) réglementée qui transporte, commercialise et distribue du GPL. Dans les stations de recharge, elle en vrac en cuves de stockage (de 1 à 25 MT) et représente l'activité historique de l'entreprise connue sous le nom de segment B2B. Elle fournit également les petites entreprises (telles que boulangeries, vendeurs de nourriture) et ménages dans des bouteilles de marque de 6 kg, 15 kg et 50 kg.
 


XpressGas Limited, à laquelle BIO a accordé un prêt de 3 millions USD, est présentée comme l’une des entreprises à forte croissance et l'une des plus grandes sociétés de GPL au Ghana. La société gère actuellement 31 000 bouteilles de GPL de marque et 27 véhicules routiers et de livraison de GPL en vrac et exploite un réseau de 60 stations de remplissage et de vendeurs de GPL à travers le Ghana. L'activité se concentre principalement sur les zones périurbaines et rurales du pays.

 
Plus de 75 % de la population des ménages ghanéens dépendent encore du charbon de bois et du kérosène comme principales sources de combustible pour la cuisine. Avec 94% de clients primo-utilisateurs de GPL, XpressGas a un impact positif direct sur la qualité de l'air de ses clients, en réduisant les émissions de CO2, en évitant la déforestation et en réduisant les émissions de carbone noir, avec des avantages considérables pour l'environnement et la santé. Les ambitions de l'entreprise sont pleinement alignées sur l'objectif déclaré du gouvernement du Ghana d'augmenter de 50 % l'utilisation du GPL comme combustible de cuisson en 2030 et de sensibiliser aux questions d'environnement, de santé et de sécurité.
 
Citons enfin parmi les sociétés accompagnées par BIO, Agroserv Industrie. La société opère depuis 2008 à Ouagadougou dans la transformation et la commercialisation des produits du maïs : Gritz, Semoule, Farine et Son.

Agroserv s'implique de manière proactive dans la structuration en amont des filières agricoles nationales en apportant un appui technique et financier à un large réseau de petits producteurs et organisations paysannes auprès desquels la Société s'approvisionne, lui permettant ainsi de maîtriser la qualité et les coûts de ses matières premières matériaux.
 
Avec une croissance dynamique et des performances financières en constante augmentation depuis 5 ans, la direction d'Agroserv envisage le développement d'un complexe agroalimentaire visant, d'une part, à augmenter les capacités de transformation primaire, et d'autre part à diversifier les production en introduisant des lignes de transformation secondaire.


Chiffres clés

En 2020, BIO a dépassé le seuil d’un milliard d’euros d’actifs sous gestion (EUR 1.062 M) ;
Les engagements nets de portefeuille s’élèvent à 816 millions d’euros ;
Ces sommes sont réparties entre 144 clients, à travers l’Afrique, l’Asie et l’Amérique Latine.

Ces investissements sont répartis de la façon suivante à travers les 3 régions d’activités de BIO :

  • Afrique : 46,8%
  • Asie : 25,8%
  • Amérique latine : 23%

La répartition entre les investissements en dette et en fonds propres est la suivante :
  • Dette : 65,9%
  • Fonds propres (equity) : 34,1%

BIO a une présence forte en Afrique de l’Ouest (UEMOA+Ghana) avec plus de 125 millions d’euros investis dans la région. La répartition par secteur d’investissement en Afrique de l’Ouest est la suivante :
  • Institutions financières et fonds de private equity : 47,5%
  • Infrastructure : 39,5%
  • Petites et moyennes entreprises : 13%

L’exposition du portefeuille BIO en Côte d’Ivoire est de EUR 31.649.515 ou 5,38% (21/12/20)
L’exposition du portefeuille BIO au Sénégal est de EUR 36.212.436 ou 5,7% (21/12/20)