Les ministres des pays du G5 Sahel ont validé, le 2 septembre dernier lors d’une deuxième réunion, la feuille de route régionale de l’initiative Desert to Power, un projet emblématique d’accès à l’énergie durable qui vise à produire 10.000 mégawatts d’énergie solaire photovoltaïque à l’horizon 2030 pour 250 millions de personnes.

La réunion, tenue par visioconférence, a permis aux ministres de faire le point sur les efforts de mobilisation des ressources et d’examiner les moyens d’accélérer la mise en œuvre de l’initiative. Le vice-président du Groupe de la Banque africaine de développement chargé de l'Électricité, de l'Énergie, du Climat et de la Croissance verte, Kevin Kariuki, a salué l’engagement des pays du G5 Sahel, notant que les chefs d’État avaient réitéré leur soutien à l’initiative lors du sommet extraordinaire des pays du G5 Sahel tenu en juillet dernier à N’Djamena, au Tchad.

La feuille de route régionale Desert to Power, élaborée par la Banque africaine de développement en étroite collaboration avec ses partenaires et les pays membres du G5 Sahel (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad) identifie les grands projets qui permettront à ces cinq pays de mettre en commun leurs ressources afin de développer un réseau électrique stable et flexible intégrant une grande production solaire au service de la sous-région. 

Elle vise également à exploiter les synergies pour mieux répondre aux préoccupations des pays de la région en matière d’accès à l’électricité. Structurée autour de quatre priorités principales à savoir l’énergie solaire et le stockage à grande échelle, l’intégration des réseaux des pays du G5 Sahel, la programmation pan-sahélienne hors-réseau, et l’hybridation des centrales thermiques ; la feuille de route va largement faciliter la coordination des pays du G5 Sahel. Une approche qui permettra de réaliser des économies d’échelle dans la construction de parcs solaires régionaux et des interconnexions sous régionales.

Le président du comité directeur de Desert to Power, Mustapha Bakkoury, également président de l’Agence marocaine pour l’énergie durable (Masen), a souligné que cette initiative jetait les bases d'un développement économique et social, garant de l'épanouissement et de la sécurité des populations du Sahel.