Les participants à la réunion du Pacte du G20 avec l’Afrique ont examiné la semaine dernière les progrès réalisés et les efforts à fournir par le continent et ses partenaires dans la lutte contre la pandémie de Covid-19, réaffirmant en outre leur engagement à soutenir le relèvement du continent par le développement du secteur privé.

Initiative du G20, le Pacte avec l’Afrique a pour but de promouvoir des réformes macroéconomiques, commerciales et celles liées au financement, afin d’attirer davantage d’investissements privés en Afrique, y compris dans les infrastructures.  « Nous nous réunissons à un moment charnière dans la relation entre l’Afrique et le reste du monde », a déclaré Mario Draghi, le Premier ministre italien.

Le président de la Banque africaine de développement, Dr Akinwumi A. Adesina, a salué les progrès réalisés par les membres du Pacte : « nous avons constaté qu’une nette amélioration s’était produite dans les partenariats publics-privés et dans les coûts et la facilité de mener des affaires, mais également en termes d’entreprises qui investissent dans de nombreux pays africains », avant de souligner les effets attendus de la Zone de libre-échange continentale africaine sur le continent.

Les participants ont également relevé la hausse des niveaux d’endettement et les marges de manœuvre budgétaire limitées des pays en raison de la pandémie. « Les réductions de liquidités nous ont frappés très fort », a noté le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi. Bien que le Ghana ait maintenu sa croissance économique en 2020, la dette nationale a bondi à 77,1 % de son PIB, a reconnu le président Akufo-Addo.

Pour autant, de nombreux intervenants ont relevé que les réformes entamées étaient en train de donner des résultats. La performance des pays membres du Pacte a été supérieure à celle de leurs pairs non-membres, a déclaré Kristalina Georgieva, la directrice générale du FMI. Le Premier ministre d’Éthiopie, Abiy Ahmed, a indiqué que son pays avait stabilisé sa dette par une gestion prudente et avait ouvert son secteur des télécommunications aux investisseurs privés.

La conférence a réuni des chefs d’État, les douze membres du Pacte et des partenaires institutionnels, dont la Banque africaine de développement et le Fonds monétaire international. Les discussions ont porté sur la stratégie pour attirer davantage d’investissements directs étrangers en Afrique et sur l’urgente nécessité de développer les capacités de production de vaccins sur le continent. Assurer le relèvement du continent après les impacts du Covid-19 est l’un des objectifs à court terme du Pacte.