Le secteur du luxe est en constante croissance en Afrique. Une dynamique qui s’explique surtout par l’extension de la classe moyenne qui consomme de plus en plus de produits de luxe. C’est ce que démontre les différentes analyses du marché dont l’étude réalisée par le cabinet Bain & Company qui évalue que le taux de croissance annuelle affiche deux chiffres ces dernières années.  

Le même cabinet qui avance en outre que le revenu total des marques de luxe  sur le continent dépasse aujourd’hui les 2 milliards d’euros contre 1,5 milliard en 2011. Les groupes comme Cartier, Louis Vuitton, Burberry, Gucci, Fendi, ou encore Salvatore Ferragamo sont les plus présents actuellement.

Wealth-X a pour sa part révélé dans son rapport sur la richesse du continent que les ultras fortunés en Afrique cumulent plus de 350 milliards de dollars de richesse avec plus de 170 000 millionnaires en dollars recensés. Un rapport qui a certainement motivé  l’agence A.T. Kearney qui prédit que « dans 30 ans l’Afrique subsaharienne sera la région au monde la plus stratégique et dynamique pour la vente de produits de luxe. »

Dans certains pays, comme l’Afrique du Sud, le luxe est devenu un secteur économique solide. Les produits haut de gamme  se trouvent à tous les coins de rue. Et c’est sur le créneau du tourisme que l’on constate la plus forte vitalité. Hôtels cinq étoiles dans le centre-ville ou au bord de l’océan, safaris de luxe dans des paysages grandioses, gastronomie raffinée arrosée de vins locaux de plus en plus reconnus mondialement, promenades sur yachts de luxe, greens de golf… les infrastructures touristiques de luxe ne manquent pas et offrent des séjours de rêve aux riches visiteurs.

Mais le pays de Mandela n’est pas le seul. Du Maroc au Nigéria, en passant par l’Ethiopie, le Ghana, l’Angola ou encore la Côte d’Ivoire, on constate le même phénomène. Et malgré la chute du cours du pétrole à la fin de 2014, qui a plombé l’économie de certains pays, et la pandémie de Covid-19 qui a plongé certains dans le doute, le luxe est en train de reprendre son ascension. Si les marques internationales jouent les locomotives, les produits fabriqués localement commencent également à se faire un nom un peu partout sur le continent.