Du 4 au 9 janvier 2021, le conseiller d’État et ministre des Affaires étrangères Wang Yi a effectué une visite officielle au Nigéria, en République démocratique du Congo, au Botswana, en Tanzanie et aux Seychelles. Il a été confirmé lors de ce voyage que le prochain Forum sur la Coopération Sino-Africaine (FCSA) se tiendra cette année au Sénégal. 

Rappel a été également fait par les diplomates chinois que ces 20 dernières années, le volume des échanges commerciaux a été multiplié par 20, et l’investissement direct de la Chine en Afrique multiplié par 100. 

Les autoroutes et les voies de chemins de fer en Afrique, construits grâce à l’implication de la Chine, ont dépassé 6 000 kilomètres ; près de 20 ports, plus de 80 grandes installations électriques, 130 établissements médicaux, 45 établissements sportifs et plus de 170 écoles ont été construits; enfin, les entreprises chinoises ont créé plus de 4.5 millions d’emplois sur le continent africain.

Pékin voit toujours grand


Et la Chine est persuadée que de nouvelles perspectives de coopération et d’investissements s’ouvrent dans la nouvelle zone de libre-échange continentale africaine. Certains avancent plus de 400 milliards de dollars de capitaux chinois attendus en Afrique pour les 5 ans à venir contre 290 milliards de dollars entre 2015 et 2019.

Selon les derniers chiffres, l’investissement direct de la Chine au profit de l’industrie africaine s’est élevé à 2,8 milliards de dollars en 2020, soit une augmentation de 0,04% par rapport à 2019. La valeur des nouveaux projets sous contrat signés par des entreprises chinoises en Afrique s’est élevée à 55,1 milliards de dollars, soit une augmentation de 13,3 %.

Pékin compte ainsi sur une croissance encore plus forte de ses investissements sur le continent à partir de 2021. Economie numérique, transports, santé, agriculture, énergie, changement climatique…,  la Chine a déjà dévoilé les domaines prioritaires qui devraient capter une part significative de ses investissements pour les prochaines années. 

On sait ainsi, pour ne citer que cet exemple, que 49 projets énergétiques portés par les Chinois en Afrique devraient être achevés d’ici 2024. Et selon Alicia Garcia Herrero, senior fellow au think-tank européen Bruegel, les investissements de la Chine en Afrique ne sont qu’à leurs débuts, contrairement aux idées reçues.

Crystal Stream, un fonds chinois de private equity, soutient pour sa part que l’offre locale de capitaux est encore lacunaire sur le continent et qu’il est intéressant d’investir dans un contexte de faible concurrence sur un marché de type “océan bleu”, avec des coûts relativement faibles au démarrage.