La réglementation des changes imposée par la Banque des États d’Afrique centrale (BEAC) est considérée comme l’un des principaux freins aux investissements sur les marchés énergétiques de l’Afrique centrale : Guinée équatoriale, Congo, Cameroun, Gabon, Tchad et Centrafrique. D’où l’idée de créer un comité chargé des questions FOREX.

Même si leur mise en œuvre a été reportée du 1er janvier 2021 au 1er décembre 2021, les conditions inchangées de la réglementation des changes sont toujours pointées du doigt. Pourtant, l'industrie ne dispose pas d’action coordonnée pour s'engager avec les décideurs politiques de la région, et la plupart des pressions contre ces réglementations ont été menées par des opérateurs internationaux sans la participation des parties prenantes et des entreprises locales.

« Parvenir à une résolution juste et équitable qui met en avant les intérêts des Africains, des entreprises et des investisseurs ne peut se faire sans impliquer les sociétés de services locales, les entrepreneurs locaux et la communauté d'affaires locale », soutient le lobbyistes dont la Chambre africaine de l'énergie.

Cette dernière qui a décidé de financer la mise en place d'un Comité dédié au travail sur les questions FOREX en Afrique Centrale, et dirigé par Leoncio Amada Nze, PDG d'APEX Industries et président pour la région CEMAC à la Chambre. Dans le cadre de ce comité, les parties prenantes locales et internationales sont invités à se rencontrer et à envisager une « approche cohérente pour promouvoir un environnement favorable en Afrique centrale qui profite aux entreprises et entrepreneurs locaux ».