La société IED Invest, dans un document dont le contenu a été relayé par Investir au Cameroun, affirme prévoir la livraison de la mini-centrale hydro-électrique de Mbakaou, dans la région de l’Adamaoua, au mois de juin 2021. 

Le producteur indépendant d’électricité a pris du retard dans la construction de cette infrastructure. La livraison de cette mini-centrale était en effet programmée pour le courant de l’année 2020, selon les prévisions au départ. Selon un responsable, la crise du coronavirus qui a entrainé de nombreuses mesures restrictives est l’un des responsables de ce rallongement du calendrier du chantier. 

Possédant une capacité de 1,4 MW extensible à 2,8 MW, la mini-centrale hydroélectrique de Mbakaou permettra d’alimenter plusieurs villages de la partie septentrionale du Cameroun, à travers un réseau moyen et basse tensions construit sur environ 40 km. Ces chiffrent proviennent du même document produit par IED Invest.

4,5 milliards de FCFA ont été injectés dans ce projet dont les équipements connecteront au réseau électrique national environ 1900 nouvelles personnes, dès la première année, selon les données de l’Agence de l’électrification rurale (AER). Par ailleurs, cette centrale hydroélectrique induira des économies substantielles pour Eneo, le concessionnaire du service public de l’électricité au Cameroun, qui alimentait jusqu’ici au thermique certaines localités de cette partie du pays.

« Pour le concessionnaire Eneo, il y aura une réduction des coûts de production puisque les groupes ne fonctionneront que pendant les heures de pointe. Sur cette base, et sans prendre en compte l’augmentation des prix du carburant ni de l’indexation tarifaire qui ne manqueront pas de se produire pendant 20 ans d’exploitation de la petite centrale hydroélectrique », a indiqué le directeur général de l’Agence de l’électrification rurale (AER), Moussa Ousmanou.

Le concessionnaire prévoit en outre des bénéfices autour de 275 millions FCFA à la première année (pour les ventes de 3,4 GWh par an) et grimperont jusqu’à 430 millions de FCFA en fin de période, soit en cumul un bénéfice de 7,8 milliards de FCFA sur les 20 ans.