Plus de 100 acteurs européens et africains ont signé une charte d’engagement en faveur du développement des filières agro-pastorales en Afrique et notamment au Sahel. L’initiative inédite, veut redimensionner et sanctuariser la coopération agricole entre l’Europe et l’Afrique tout en veillant à la protection de la biodiversité, bien commun mondial.

La récente crise sanitaire a révélé ces derniers temps les capacités de résilience de l’agriculture africaine. Face à la fermeture des frontières, à la baisse du pouvoir d’achat dans les zones urbaines, aux fortes perturbations sur le marché international des matières premières et en considération de la disponibilité de la main d’œuvre agricole généralement non affectée par le virus et très peu impactée par les restrictions de circulation, la forte demande de produits alimentaires des villes a constitué une formidable incitation à l’augmentation et à l’écoulement des productions locales.

Dans ces conditions, plus que jamais, l’agriculture devrait compter parmi les principaux leviers de développement du continent. A ce titre, un changement de paradigme apparaît indispensable. Ainsi, la modernisation de ce secteur, notamment par l’agroécologie, l’agriculture numérique et le social business, doit redevenir une priorité. C’est un enjeu d’ordre économique, social, environnemental, sécuritaire et démocratique.

Pour répondre à ces défis multidimensionnels, plus de 100 opérateurs de toute la chaine de valeur agricole, ont lancé en marge du One Planet Summit 2020, IAM Africa. Une coalition d’acteurs privés et publics, qui s’engage autour de la sanctuarisation de la biodiversité, bien commun mondial, et pour le développement de filières agricoles durables.

L’initiative multilatérale a été officialisée en présence du président de la République française, Emmanuel Macron, du président de la République Islamique de Mauritanie Mohamed Ould Cheikh El-Ghazaouani, et du Prince de Galles.