Ce mercredi 23 septembre, le ministre algérien en charge de l’Energie, Abdelmadjid Attar, a rencontré à Alger le Secrétaire d’Etat italien en charge des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Manlio Di Stefano. Les deux personnalités ont discuté notamment des moyens d’intensifier la coopération énergétique entre les deux pays particulièrement dans le domaine des énergies renouvelables. 

Manlio Di Stefano avait une mission bien précise : avancer les pions afin que les entreprises italiennes, notamment celles de la filière énergie, puissent conforter leur avantage en Algérie. Rappel a d’ailleurs été fait par le secrétaire d’Etat italien, qui a souligné que l’axe Rome-Alger revêt une « importance stratégique », que ces dernières décennies, les entreprises italiennes ont été très actives dans le pays pour développer le secteur des hydrocarbures.

« Nous avons des rapports extraordinaires avec l’Algérie du point de vue économique, politique et sociale. Cette rencontre vise justement à renforcer ce type de relation », a aussi soutenu ce membre du gouvernement Giuseppe Conte.

Rappelons par ailleurs que le géant italien ENI et le groupe public algérien Sonatrach ont signé en 2017 un mémorandum d’entente sur les énergies renouvelables. Cet accord a pour objectif l’identification des sites pour la réalisation d’unités de production d’énergie solaire, la réalisation d’études de faisabilité et l’élaboration d’un business model pour le développement des projets identifiés.

Le mémorandum a été signé quelques mois après le lancement du projet de réalisation de la centrale photovoltaïque de 10 MW à Bir Rebaa Nord, dans la wilaya d’Ourgla. Cette centrale fournit une partie des besoins en électricité du champ pétrolier opéré par le groupe Sonatrach et AGIP (filiale d’ENI). Elle s’étend sur une superficie de 20 hectares et utilise près de 32 000 panneaux solaires.