Le groupe munichois Gisecke & Devrient veut avancer ses pions sur le continent notamment sur le créneau très prometteur de la biométrie. Dans cette perspective, l’entreprise compte densifier ses actions de prospection dans la région en misant sur ses acquis en Afrique centrale, plus précisément au Cameroun. 

Gisecke & Devrient a en effet réalisé les cartes d’électeurs du Cameroun en 2012 et vient de déposer son dossier auprès de la délégation générale de la Sûreté nationale (DGSN) pour le marché de la fabrication des cartes d’identité électroniques biométriques. Le groupe technologique germanique vise ainsi le contrat de production des cartes nationales d’identité (CNI) informatisées, marché exploité jusqu’à maintenant par Gemalto.

L’enjeu autour des cartes d’identité revêt un caractère stratégique dans plusieurs pays de la région car c’est la pièce qui confère la nationalité et permet d’obtenir un passeport pour voyager à l’étranger. Mais il y a aussi l’aspect économique car le marché des cartes biométriques est de taille. 

Dans le domaine de l’impression de billets de banque, son activité historique, le groupe dirigé par Ralf Wintergerst a déjà fourni des pays africains comme l’Ethiopie, l’actuelle République Démocratique du Congo ou encore le Zimbabwe. Il a par ailleurs été désigné en 2016 attributaire du marché pour la fourniture d’un système de destruction et de briquetage des billets de banque dans divers centres de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC), Sur le marché de la 4G, il a décroché la même année un contrat avec Mobilis.  

Giesecke & Devrient compte actuellement plus de 70 filiales et coentreprises dans 32 pays. La firme, avec des revenus annuels de 2,6 milliards de dollars, emploie plus de 11 000 personnes, dont plus de 7000 à l'étranger.