En Angola, le projet « Connecta Angola Comercial » (CAC) suscite un fort intérêt du secteur privé. Selon le Bureau de gestion du Programme spatial national, 37 entreprises ont déjà manifesté leur volonté de participer à cette initiative visant à étendre l’accès à Internet à l’échelle nationale. Ce programme s’inscrit dans une stratégie de transformation numérique et de réduction de la fracture digitale. L’objectif est d’améliorer la connectivité, notamment dans les zones rurales et enclavées, en s’appuyant sur les capacités du satellite de télécommunications Angosat‑2.
Mis en service pour renforcer l’autonomie technologique du pays, ce satellite joue un rôle central dans la mise en œuvre du projet. Le GGPEN, organisme chargé de piloter le Programme spatial national, a précisé que les entreprises intéressées ont déjà entamé les démarches nécessaires pour intégrer le dispositif. Cette phase initiale consiste notamment à évaluer les capacités techniques et commerciales des opérateurs, ainsi que leur aptitude à exploiter les ressources satellitaires disponibles. Les promoteurs du projet espèrent ainsi structurer un écosystème compétitif, capable de proposer des services Internet fiables et accessibles à une large partie de la population.
Dans cette dynamique, plusieurs rencontres ont été organisées entre les responsables du programme et des acteurs du secteur. Des réunions de travail ont notamment eu lieu avec les entreprises SpeedNet, Netservice et TechGolden. Ces échanges ont permis de voir en détail les opportunités d’affaires liées à l’exploitation de la capacité du satellite Angosat-2, ainsi que les modalités de participation au projet. Pour les entreprises, « Connecta Angola Comercial » représente une occasion de se positionner sur un marché en pleine expansion. L’augmentation de la demande en services numériques, combinée à une couverture encore inégale du territoire, ouvre des perspectives de croissance importantes pour les fournisseurs d’accès et les prestataires de solutions technologiques. Le recours à une infrastructure satellitaire permet en outre de contourner certaines contraintes liées au déploiement des réseaux terrestres, souvent coûteux et difficiles à installer dans certaines régions.
Selon toujours les explications fournies, l’initiative répond aussi à un enjeu de développement économique et social. L’amélioration de l’accès à Internet est considérée comme un levier essentiel pour favoriser l’innovation, soutenir l’entrepreneuriat et renforcer l’inclusion numérique. Elle pourrait également contribuer à moderniser des secteurs clés tels que l’éducation, la santé ou encore les services publics. Toutefois, la réussite du projet dépendra de plusieurs facteurs, notamment la capacité à garantir des tarifs abordables pour les utilisateurs finaux, la qualité des services proposés et la coordination entre les différents acteurs impliqués. La régulation du secteur et la mise en place d’un cadre juridique adapté seront également déterminantes pour assurer un déploiement efficace et durable.
En invitant d’autres entreprises à rejoindre l’initiative, le GGPEN cherche à élargir à renforcer la concurrence, dans l’espoir d’accélérer la diffusion des services Internet à travers le pays. À terme, le projet CAC pourrait ainsi contribuer à positionner l’Angola comme un acteur émergent dans le domaine des télécommunications en Afrique, tout en répondant aux besoins croissants de sa population en matière de connectivité.
