La Banque Africaine d’Import-Export (Afreximbank) et ses filiales ont enregistré une amélioration de leurs principaux indicateurs financiers au premier semestre 2026. Les résultats publiés pour la période allant jusqu’au 30 juin font ressortir une progression de l’activité de crédit, une amélioration de la qualité des actifs et une hausse du résultat net. La banque affirme ainsi conserver une capacité importante de financement du commerce et du développement économique en Afrique et dans les Caraïbes.
Le total des actifs et des engagements conditionnels du Groupe s’est établi à 52,3 milliards de dollars au 30 juin 2026, contre 48,5 milliards à la fin de 2025, soit une progression de 7,8 %. Cette évolution est principalement liée à l’expansion des activités de crédit. Les prêts et avances nets ont augmenté de 5,7 %, passant de 33,5 milliards à 35,4 milliards de dollars. Parallèlement, les indicateurs relatifs au risque de crédit se sont améliorés. Le ratio de prêts non performants s’est établi à 2,20 %, contre 2,43 % au 31 décembre 2025. Cette baisse traduit une diminution de la proportion de crédits présentant des difficultés de remboursement, même si elle doit être appréciée dans le contexte général de l’exposition de la banque aux marchés africains et caribéens.
La situation de liquidité demeure également encadrée. Les actifs liquides représentaient 13 % du total des actifs, soit un niveau compris dans la fourchette stratégique de 10 % à 15 % retenue par le Groupe. Les fonds propres ont, pour leur part, progressé de 8,4 à 8,5 milliards de dollars. Cette évolution tient notamment aux bénéfices générés au cours de la période et à une augmentation supplémentaire des capitaux propres de 13,9 millions de dollars. Les revenus ont connu une progression plus marquée. Le produit net d’intérêts a augmenté de 22 %, à 1 milliard de dollars, contre 840 millions un an auparavant. Les revenus provenant des frais et commissions ont également progressé de 15 %, pour atteindre 71,1 millions de dollars. La banque attribue notamment cette hausse à l’augmentation des commissions liées aux garanties, aux lettres de crédit et aux services de conseil.
Emission obligataire de 1,5 milliard USD
Ces évolutions ont contribué à porter le résultat net à 534,7 millions de dollars, contre 412,7 millions au premier semestre 2025, soit une hausse de 30 %. Le rendement moyen des capitaux propres est passé de 11 % à 13 %, tandis que le rendement moyen des actifs a progressé de 2,22 % à 2,54 %. L’efficacité opérationnelle est restée relativement stable, avec un ratio coûts/revenus de 20 %, contre 19 % un an plus tôt. Cette légère détérioration intervient dans un contexte de hausse des charges de personnel et de pressions inflationnistes persistantes.
Après la période sous revue, Afreximbank a par ailleurs réalisé une émission obligataire de 1,5 milliard de dollars en deux tranches de 750 millions chacune, à 5,5 ans et 10 ans. Selon la banque, l’opération a été sursouscrite environ deux fois. Elle constitue sa plus importante émission sur les marchés internationaux de capitaux d’emprunt et doit contribuer à renforcer ses capacités de financement. Dans l’ensemble, les chiffres du premier semestre 2026 témoignent d’une croissance soutenue de l’activité et d’une amélioration de la rentabilité. Ils ne préjugent toutefois pas des résultats de l’ensemble de l’exercice, qui dépendront notamment de l’évolution des conditions économiques, financières et de crédit sur les marchés où le Groupe intervient.
Denys Denya, Premier Vice-président exécutif d'Afreximbank, a déclaré : « Nos résultats financiers et la solidité de notre position financière témoignent de la résilience constante du Groupe, à l’heure où nos États membres évoluent dans un environnement mondial particulièrement complexe. Notre bilan solide nous donne les moyens de réagir en cas de perturbations sur les marchés, tout en continuant à financer le commerce, l’industrialisation et les investissements qui constituent les fondements de la résilience économique à long terme. L’expansion de nos activités de prêt, la qualité de notre portefeuille d’actifs et notre accès continu à des sources de financement diversifiées nous permettent de rester réactifs face aux défis immédiats tout en soutenant la transformation structurelle des économies africaines et caribéennes ».
